VIDEO. Au port de Hambourg, un géant chinois fait du forcing pour s'offrir un terminal

Dans les terminaux de Hambourg, les conteneurs croulent sous les biens de consommation venus de Chine, à destination de toute l'Europe. Le magazine "Avenue de l'Europe" est allé prendre le pouls de la mondialisation dans le plus grand port de commerce allemand, troisième au niveau européen...

Hambourg est l'une des principales portes d'entrée des exportations chinoises en Europe. La Chine, premier partenaire commercial de l'Allemagne, tente d'y imposer sa puissance. Elle possède déjà 10% des ports européens. L'Allemagne n'entend pas se laisser dominer si facilement. Extrait du magazine "Avenue de l'Europe" sur les enjeux de la mondialisation commerciale.

La compagnie chinoise Cosco, un gros client du port, a bien l'intention de s'offrir un terminal à Hambourg. Jan Venghaus, l'un des pilotes allemands du port, le confirme : "On a besoin de clients pour que le port ne meure pas, car il y a une vraie compétition européenne entre ports. Mais ici, personne ne veut leur céder un terminal du port de Hambourg. Si on le vend, on perd la main."

Changement de cap

"Si le terminal appartient aux Chinois, on peut se retrouver avec des contrats de travail qui ne sont pas aux normes européennes, poursuit Jan Venghaus. Nous craignons que les Chinois acquièrent nos sociétés européennes. Et ce n'est pas une crainte infondée. Notre peur est justifiée."

L'Allemagne vient justement de changer de cap, en décidant de limiter les investissements chinois dans les entreprises des secteurs sensibles.

Extrait de "Allemagne : l'entrisme chinois", un reportage de Frédérique Maillard-Laudisa et Denis Bassompierre, à voir dans "Avenue de l'Europe" le 27 février 2019.  

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