VIDEO. Demandeurs d'asile : les clés d'une réussite allemande

Si l'Allemagne répond efficacement aux demandes d'asile sur son territoire, c'est que l'Etat y a mis les moyens. Une équipe du magazine "Avenue de l'Europe" a pu le constater au siège du BAMF (le Bureau de la migration et des réfugiés) à Nuremberg. Extrait du magazine du 24 janvier 2018.

Depuis la décision historique d'Angela Merkel, en septembre 2015, d'ouvrir les frontières aux réfugiés, l'Allemagne fait rêver les demandeurs d'asile. Non seulement c'est le pays d'Europe qui en accueille le plus (même si l'accord entre l'UE et la Turquie de 2016 a de toute façon fait baisser le nombre d'arrivants), mais elle les intègre d'une façon considérée comme exemplaire. Pour cela, l'Etat a mis en place d'énormes moyens.

Dans cet extrait du magazine de janvier 2018, "Avenue de l'Europe" a pris la direction de Nuremberg, en Bavière. C'est dans le bâtiment très surveillé du BAMF (le Bureau de la migration et des réfugiés, l'équivalent de l'Ofpra français) qu'est accordé ou refusé le statut de réfugié. 

Une demande d'asile est traitée en deux mois

Après des débuts difficiles, les résultats de la politique allemande sont visibles : il y a deux ans, la cohue ici était quotidienne. Aujourd'hui, "on est loin des files d'attente d'il y a deux ans, reconnaît Ines Herrer, agent décisionnaire. C'est lié au fait que les demandes d'asile ont beaucoup diminué". Le jour de ce reportage, une seule famille, un couple avec ses deux enfants est venue demander son précieux sésame. Elle sera fixée sur son sort dans deux mois.

Retour au niveau de janvier 2014

Le BAMF a reçu des moyens pour mener à bien sa mission : pour traiter les centaines de milliers de demandes d'asiles, plus de 7 000 personnes ont été embauchées. Une informatisation à grande échelle a été menée, et une coopération étroite mise en place avec les autres Länder pour répartir les demandes (la Bavière, porte d'entrée de l'immigration, s'est trouvée débordée en 2015).

C'est ce qui a permis de réduire le nombre énorme de dossiers à traiter. "Ce nombre est tombé aujourd'hui à 80 000, précise Andrea Brinkmann, la porte-parole du BAMF. C'est-à-dire que nous sommes revenus au niveau de janvier 2014."

Extrait de "Ils rêvent d'Allemagne", un reportage à voir dans "Avenue de l'Europe" le 24 janvier 2018.

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