La Grèce est confrontée à la fuite de ses cerveaux

France 3

Le chômage en Grèce est passé sous les 20%. Mais il reste trop élevé et amène beaucoup de jeunes à quitter le pays et a tenter fortune au Royaume-Uni ou en Allemagne.

Adieu l'Acropole, c'est de la Grande-Bretagne que rêve aujourd'hui Vassilis Papagiannidis, ce jeune avocat prépare son expatriation à Londres. La Grèce est peut-être officiellement sortie de la crise économique, Il n'en voit pas la couleur. Il n'en peut plus de travailler six jours sur sept pour 600 euros par mois : huit années d'étude pour survivre seulement.

Travail précaire et mal payé

L'hémorragie des cerveaux qui quittent le pays, comme beaucoup de mères, Chrissoula Papadopoulou le vit au quotidien. Elle a été obligée de devenir experte en réseaux sociaux, le meilleur moyen pour communiquer avec son fils qui s'est installé à Munich (Allemagne).

Malgré les bonnes notes de l'UE, des milliers de Grecs de tous âges continuent de quitter le pays. Ils sont parmi les plus diplômés du continent, mais quand ils ont du travail, il est précaire et mal payé. L'étau du FMI et de l'UE s'est peut-être desserré sur la Grèce, la reprise reste fragile. Ceux qui ont choisi la voie de l'exil pourraient attendre plusieurs années avant de rentrer.

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