Charbon : les Allemands dépendent encore des centrales à charbon

FRANCE 2

Mercredi 29 janvier, en Allemagne, le Conseil des ministres a validé la sortie du charbon d'ici à 2038, voire 2035 si possible. Les 120 centrales du pays vont fermer et cela va changer le quotidien de nombreux habitants. La profession de charbonnier, que l'on ne connaît plus en France, va disparaître.

C'est comme si rien n'avait changé ou presque depuis plus de 100 ans, quand on voit les briquettes livrées au petit matin dans des appartements de Berlin (Allemagne). Ils sont deux livreurs pour acheminer une demi-tonne de charbon au quatrième étage. "Ça, c'est du charbon pur, il vient de l'ouest de l'Allemagne. Ils nous le livrent jusqu'ici en camion", explique Detlef Plaeschke, charbonnier. À Berlin 12 000 foyers se chauffent encore au charbon. "Bien sûr, le chauffage central serait plus écologique et si une loi est votée pour interdire le charbon, on s'y pliera", explique la locataire d'un appartement.

"En Allemagne, 40% de l'électricité provient encore de centrales à charbon"

Le gros avantage du charbon, c'est son prix : 212 € la livraison trois fois par hiver. Un prix imbattable, selon la locataire. Pour les charbonniers, les livraisons s’enchaînent, jusqu'à une dizaine par jour. C'est un rythme soutenu pour Detlef Plaeschke, 61 ans, dont 40 ans à exercer le métier de charbonnier. "Même sans se chauffer au charbon, presque tous les Allemands en consomment tous les jours, par exemple en allumant la lumière ou en branchant un appareil, car en Allemagne 40% de l'électricité provient encore de centrales à charbon", conclut Laurent Desbonnets, correspondant à Berlin.

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