Affaire Puerto : le docteur Fuentes condamné par la justice espagnole

Le docteur Eufemiano Fuentes arrive au palais de justice de Madrid (Espagne), le 28 janvier 2013. 
Le docteur Eufemiano Fuentes arrive au palais de justice de Madrid (Espagne), le 28 janvier 2013.  (DANI POZO / AFP)

Au cœur d'un scandale de trafic de produits dopants, Eufemiano Fuentes a été condamné, mardi, à un an de prison. Mais le procès n'a rien révélé concernant ses clients.

Il est le personnage central de l'affaire Puerto, une enquête sur un vaste réseau de dopage fournissant notamment des cyclistes. Le médecin espagnol Eufemiano Fuentes a été condamné, mardi 30 avril, à Madrid (Espagne), à un an de prison pour "violation des règles de santé publique". Ce gynécologue de formation a été jugé coupable d'avoir mis en danger la santé d'une dizaine de sportifs dans les années 2000, en pratiquant des auto-transfusions.

Il est aussi interdit de pratique de la médecine sportive pendant quatre ans et devra payer une amende de 15 euros par jour pendant dix mois. De son côté, le préparateur physique Ignacio Labarta écope d'une peine de quatre mois de prison. Les trois autres accusés ont eux été acquittés.

Pas de révélations sur les clients

Cette condamnation intervient sept ans après la saisie de stéroïdes anabolisants, matériel de transfusion et poches de sang, lors d'un coup de filet appelé "opération Puerto". Les peines sont toutefois légères : comme l'explique El Pais (en espagnol), le docteur Fuentes échappe à la détention car les peines inférieures à deux ans de prison ne débouchent pas, en Espagne, à un séjour en prison.

Alors que plusieurs grands noms du cyclisme, tel Alberto Contador, ont été soupçonnés d'être mêlés à ce trafic de produits dopants, le procès n'a rien prouvé. La juge, s'en tenant à une conception stricte de la loi, n'a jamais demandé au docteur Fuentes qui étaient ses clients.

Elle a en outre décidé de ne pas autoriser l'accès aux 211 poches de sang et de plasma saisies chez Fuentes en 2006 à l'Agence mondiale antidopage et à d'autres parties civiles. Mais l'affaire pourrait rebondir. En difficulté financière, le médecin espagnol pourrait, d'après son avocat, cité par Le Monde, monnayer ses révélations aux médias.

Vous êtes à nouveau en ligne