Abdallah Al-Senoussi, visé par un mandat d'arrêt de la CPI, a été signalé dans l'extrême nord du Niger.

Abdallah Senoussi, date du cliché indéterminée.
Abdallah Senoussi, date du cliché indéterminée. (AFP)

Il est le beau-frère et l'ancien bras droit de Mouammar Kadhafi. Le 27 juin dernier, la Cour pénale internationale avait émis un mandat d'arrêt contre Abdallah Al-Senoussi, simultanément au Guide déchu et au fils de ce dernier, Seif Al-Islam.

Il est le beau-frère et l'ancien bras droit de Mouammar Kadhafi. Le 27 juin dernier, la Cour pénale internationale avait émis un mandat d'arrêt contre Abdallah Al-Senoussi, simultanément au Guide déchu et au fils de ce dernier, Seif Al-Islam.

La France pourrait demander l'extradition de l'ancien chef des renseignements libyens s'il était intercepté par Niamey. La cour d'assises de Paris avait condamné en mars 1999 par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité Abdallah Al-Senoussi et cinq membres présumés des services secrets libyens pour leur implication dans l'attentat contre un DC-10 d'UTA en 1989, qui avait fait 170 morts.

Jusque-là, 32 proches de l'ex-dirigeant libyen, dont son fils Saadi, ont été accueillis par les autorités du Niger pour raisons "humanitaires". Parmi eux figurent trois généraux et l'ancien chef des brigades sécuritaires du régime, Mansour Daou, selon le Niger. Tous sont sous la "surveillance" et le "contrôle" des autorités, avait indiqué en septembre Niamey, sans évoquer de détention.

Jeudi, des membres du personnel médical local et un combattant ont toutefois assuré que Mansour Daou avait été blessé à Syrte. La télévision libyenne à Tripoli "Libye Libre" a aussi fait état de sa capture.

La fin de la guerre en Libye devrait permettre la levée des mesures restrictives pesant sur cette trentaine de pro-Kadhafi réfugiés au Niger, sauf pour Saadi Kadhafi, a déclaré vendredi à l'AFP le chef de la diplomatie nigérienne, Mohamed Bazoum. Saadi Kadhafi "a fait l'objet d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui lui interdit de voyager", "nous l'empêcherons de voyager", a souligné le ministre.

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