A quelques jours du sommet de Bruxelles, le président de l'UE relance l'idée d'une gouvernance économique des 27

Le président de l\'UE, Herman Van Rompuy.
Le président de l'UE, Herman Van Rompuy. (France 2)

L'idée n'est pas nouvelle mais elle revient avec force avec la crise que traversent la Grèce et l'Espagne.Elle devrait être au centre des débats du sommet des 27 dirigeants, prévu jeudi à Bruxelles, afin de poser les jalons d'une nouvelle stratégie économique pour l'UE.

L'idée n'est pas nouvelle mais elle revient avec force avec la crise que traversent la Grèce et l'Espagne.

Elle devrait être au centre des débats du sommet des 27 dirigeants, prévu jeudi à Bruxelles, afin de poser les jalons d'une nouvelle stratégie économique pour l'UE.

Aujourd'hui, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne sont chacun dans leur pays "responsables de la stratégie économique de leur gouvernement" national. A l'avenir, "ils devraient l'être au niveau de l'UE", écrit M. Van Rompuy dans un document que l'AFP s'est procuré lundi.

"Que l'on appelle cela coordination des politiques ou gouvernement économique", les dirigeants européens sont les seuls en mesure de mettre en place "une stratégie commune visant à créer plus de croissance et davantage d'emplois", ajoute l'ancien Premier ministre belge.

"Les récents développements dans la zone euro soulignent l'urgence de renforcer notre gouvernance", ajoute M. Van Rompuy à propos de la crise grecque, qui menace de faire tache d'huile en Espagne et au Portugal.

Les propositions du nouveau Président de l'UE
M. Van Rompuy, qui lors du sommet de Bruxelles entend faire sa véritable entrée en scène après une discrète entrée en fonction en décembre, propose d'abord de limiter les objectifs communs à 5 fixés en en fonction de la situation "individuelle" de chaque pays, plutôt que d'établir les mêmes pour tous.

Une option qui avait conduit à l'échec de la précédente stratégie, devenue un simple catalogue de bonnes intentions. Pour s'assurer que les pays européens respecteront leurs engagements, M. Van Rompuy ne retient pas l'idée de sanctions financières, un moment évoquée par la présidence espagnole, mais aussitôt rejetée par des pays comme l'Allemagne ou la Suède.

Chaque pays serait audité par des missions d'experts de la Commission européenne et des autres Etats. Bruxelles pourrait adresser des rappels à l'ordre aux mauvais élèves. En revanche, le président de l'UE propose explicitement dans son document de puiser dans le budget européen pour permettre des "incitations" financières en faveur des Etats qui jouent le jeu.

L'idée serait d'utiliser le budget de la recherche de l'UE et celui prévu pour aider les régions défavorisées à se mettre à niveau (fonds structurels et de cohésion), ainsi que d'octroyer un accès privilégié à des prêts de la Banque européenne d'investissement.

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