A Madrid, des milliers de manifestants réclament la fin de la monarchie espagnole

Des manifestants brandissent le drapeau de la Seconde République espagnole, le 14 avril 2013 à Madrid. 
Des manifestants brandissent le drapeau de la Seconde République espagnole, le 14 avril 2013 à Madrid.  (PEDRO ARMESTRE / AFP)

Alors que le pays est frappé par la crise économique, des militants réclament un référendum pour l'avènement d'une troisième république. 

Ils veulent en finir avec la monarchie. Plus de 8 000 manifestants ont défilé dans le centre de Madrid pour réclamer l'avènement d'une Troisième République en Espagne, dimanche 14 avril. Ils dénoncent un système terni par plus d'un an de scandales, alors que le pays est enfoncé dans la crise économique. Des milliers de drapeaux républicains rouge, or et violet ont inondé les rues, avec des slogans sans ambages : "L'Espagne, demain, sera républicaine" ou "Le Bourbon, au travail", en référence au roi Juan Carlos.

"Personne n'a élu le roi", lance Veronica Ruiz, militante du parti écolo-communiste Izquierda Unida (IU), interrogée par l'AFP. "Nous voulons un référendum : ça serait la manière juste et démocratique de savoir ce que veut le peuple." Comme tous les ans, la manifestation était organisée le jour anniversaire de la Seconde République, proclamée le 14 avril 1931, avant la guerre civile de 1936.

Un enfant joue sous un drapeau géant, lors du 82e anniversaire de la Seconde République espagnole, dimanche 14 avril.
Un enfant joue sous un drapeau géant, lors du 82e anniversaire de la Seconde République espagnole, dimanche 14 avril. (SUSANA VERA / REUTERS)

Mais cette année, le contexte est très particulier. Affaibli par des soucis de santé à répétition, le roi Juan Carlos a vu sa popularité chuter ces derniers mois, au gré des révélations sur l'enquête pour corruption qui vise son gendre, Iñaki Urdangarin. Cette procédure a été marquée par la mise en examen de sa fille cadette, l'infante Cristina, le 3 avril. Selon une enquête publiée par le journal El Pais, réalisée avant l'inculpation de Cristina, seules 42% des personnes interrogées "approuvent" la façon dont le souverain exerce ses fonctions, contre 53% qui "désapprouvent".