A la veille des élections grecques, Alexis Tsipras ne fait plus de promesses

(Les derniers sondages annoncent le Premier ministre au coude à coude avec Nouvelle Démocratie, parti de la droite modérée © RADIOFRANCE | Jean-Marie Porcher)

Les Grecs sont invités ce dimanche à se rendre aux urnes pour la troisième fois de l'année. Lors de son meeting à Athènes vendredi soir, Alexis Tsipras a pris une dernier fois le micro, mais s'est bien gardé cette fois-ci de faire des promesses...

Les Grecs sont appelés aux urnes ce week-end pour un scrutin qui s'annonce serré. Alexis Tsipras a provoqué des élections législatives en démissionnant en août, mais la droite le talonne. Vendredi soir, l’ancien Premier ministre donnait son dernier meeting à Athènes pour galvaniser ses électeurs.

A la veille des élections grecques, Alexis Tsipras ne fait plus de promesses - reportage Elise Delève
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La place Syntagma est remplie, mais pas avec autant d’enthousiasme qu’en janvier. Pierre Laurent, patron du Parti communiste français fait partie des leaders de la gauche européenne invités. Comme les autres, il dit que plan d’aides a été "imposé" à la Grèce.

(Pierre Laurent (à droite) prononce un discours de soutien à Alexis Tsipras © RADIOFRANCE |Jean-Marie Porcher)

"S'il ya une leçon à tirer de ces huits mois de bataille, c'est que le combat est très difficile." (Pierre Laurent)

Alexis Tsipras entre en scène, comme une rock star. Et il reprend les mêmes thèmes qu’aux dernières législatives : rupture avec les vieux partis politique, lutte contre l’Europe des "néolibéraux". Devant la foule, Alexis Tsipras revient sur l’accord qu’il a signé avec les créanciers. Il a fait ce qu’il a pu et les Grecs présents ce soir l’ont bien compris. "Il n'avait pas le choix, il était dans la fosse aux lions" , estime une supportrice française.

(Huits mois après les élections, Alexis Tsipras attire toujours les foules © RF / Jean-Marie Porcher)

 "C’était un vrai discours de gauche très mature et qui donne de l’espoir au peuple" (sympathisant grec de Syriza)

Huit mois après son élection, Alexis Tsipras aura au moins appris une leçon : contrairement à janvier, ce vendredi, il n’a fait aucune promesse.

(Dans l'adversité, le soutien de ses sympathisans à Alexis Tsipras reste inconditionnel © RF/ Jean-Marie Porcher)
 

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