Etats-Unis : l'agonie d'un condamné à mort dans l'Oklahoma

(Reuters)

Une nouvelle exécution a tourné au supplice aux Etats-Unis. En janvier dans l'Ohio, un condamné à mort avait agonisé pendant près d'une demi-heure. Ce mardi soir, heure américaine, dans l'Oklahoma, le condamné est finalement décédé d'une crise cardiaque trois quarts d'heure après la première injection. L'autre exécution prévue ce même soir a été reportée.

Clayton Lockett et Charles Warner devaient être exécutés ce mardi soir, l'un après l'autre, une double exécution, une première dans l'Oklahoma depuis 80 ans.

Autre nouveauté : l'utilisation d'un nouveau protocole d'injection létale, jamais testé composé de trois injections : un sédatif, un anesthésiant et du chlorure de potassium à dose mortelle. 

 "Quelque chose ne va pas?" a demandé le condamné

Mais ce protocole n'a pas fonctionné. Ziva Branstetter, qui assistait à cette exécution, a raconté sur une chaîne américaine que le condamné à mort s'agitait dans tous les sens et semblait se tordre de douleur. Il a même dit quelques mots : "Quelque chose ne va pas?" Puis les autorités ont fermé le rideau. 

Le directeur des prisons Robert Patton a finalement décidé d'ordonner l'arrêt de l'exécution de Clayton Lockett, juste avant la mort de ce dernier par crise cardiaque, 43 minutes après la première injection. Selon le porte-parole des prisons, Robert Patton a constaté un "échec de l'intraveineuse" et conclu que les "médicaments n'entraient pas dans le système" veineux.

L'exécution de Charles Warner, qui était prévue dans la foulée, a aussitôt été reportée. De 14 jours. 

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: polémique autour de la peine de mort par injection

Depuis que les
laboratoires pharmaceutiques européens, sous la pression des associations opposées à la peine de mort, refusent de voir leurs produits utilisés
pour des exécutions, l'Oklahoma
et plusieurs autres Etats américains cherchent des produits
alternatifs.

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