Référendum en Catalogne : "On aurait préféré qu'il n'y ait pas eu de violences mais on a fait tout ce qu'on a pu"

Alfonso Dastis, ministre espagnol des Affaires étrangères, le 21 juin 2017.
Alfonso Dastis, ministre espagnol des Affaires étrangères, le 21 juin 2017. (PETRAS MALUKAS / AFP)

Après les affrontements, entre les indépendantistes catalans et les forces de l'ordre, lors du référendum en Catalogne, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a estimé que le vote "n'était pas un référendum démocratique".

Alfonso Dastis, ministre espagnol des Affaires étrangères, a estimé sur franceinfo dimanche 1er octobre que le scrutin en Catalogne n'a "aucune légitimité", ajoutant que le vote "n'était pas un référendum démocratique" mais "une farce".

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Le ministre des Affaires étrangères a estimé que la réponse de la Guardia civil, la police espagnole, "c'était ce que les juges, les cours [de justice] avaient demandé aux forces de police". À savoir, "d'éviter la mise en œuvre d'un référendum illégal. On aurait préféré qu'il n'y ait pas eu de violences, mais on a fait tout ce qu'on a pu", estime-t-il.

"Les forces de police ont agi de manière proportionnelle"

"Les forces de police ont agi de manière proportionnelle" mais "ont dû écarter des gens qui se sont confrontés à eux", juge Alfonso Dastis, qui évoque des "événements isolés". "Il faut se méfier parfois des images", a-t-il ajouté. "Je ne doute pas qu'il y a eu des situations de violence mais je crois qu'ils n'ont pas été forcés par la police", se défend le ministre.

"S'ils avaient appliqué la loi et les décisions des juges, rien de tout cela ne se serait produit", estime-t-il, au sujet des Catalans ayant participé au vote.

"Nous avons toujours été prêts à leur offrir un dialogue"

Selon le ministre, il n'y a pas "deux Espagne qui s'opposent. Il y a une partie de la Catalogne qui suit le gouvernement actuel, et une autre qui s'est mis sur une route contraire à la loi, à l'Etat de droit", a jugé Alfonso Dastis.

Réagissant aux propos du chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qualifiant le scrutin de "farce" et estimant que les forces de sécurité ont "fait leur devoir", Alfonso Dastis a également ajouté que M. Rajoy "est prêt, dès demain, dès que la loi sera rétablie en Catalogne, à parler avec tous les représentants de toutes les forces politiques pour trouver une solution pour l'avenir."

"Nous avons toujours été prêts à leur offrir un dialogue, pour répondre aux aspirations", assure-t-il. "Il est tout à fait légitime d'avoir des aspirations, on peut en parler, mais il faut le faire dans le cadre de la Constitution", conclut-il.

Alfonso Dastis : "S'ils avaient appliqué la loi et les décisions des juges, rien de tout cela ne se serait produit"
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