Conseiller de Manuel Valls présenté comme d'extrême droite : "Attention à ne pas tomber dans le piège" tendu par les nationalistes

Josep Ramon Bosch conseille Manuel Valls en vue de l\'élection municipale de Barcelone.
Josep Ramon Bosch conseille Manuel Valls en vue de l'élection municipale de Barcelone. (TONI GARRIGA / EFE)

Selon l'historien Benoît Pellistrandi, les nationalistes catalans ont tendance à qualifier d'extrême droite tout opposant à l'indépendance.

L'historien et spécialiste de l'Espagne contemporaine Benoît Pellistrandi appelle lundi 1er octobre sur franceinfo à rester prudent face aux accusations lancées par une partie des indépendantistes catalans, selon lesquelles un conseiller de Manuel Valls en vue de l'élection municipale de Barcelone est membre de l'extrême droite.

"Il faut être très attentif au climat catalan actuel : les accusations contre Josep Ramon Bosch, qui ont été relayées sur France 5 [lors de l'émission C Politique], proviennent de Jordi Borras qui, lui-même, est un militant de l'indépendance, encarté. Il se présente comme un journaliste indépendant, mais c'est tout sauf un journaliste indépendant : il est subventionné par la generalitat de Catalogne, c'est un porte-parole implicite du mouvement indépendantiste", explique l'historien.

Il faut faire très attention à ne pas tomber dans le piège que sont en train de tendre les nationalistes catalans, qui consiste à qualifier d'extrême droite toute personne opposée à l'indépendance.Benoît Pellistrandià franceinfo

"Il n'empêche, effectivement, que Josep Ramon Bosch est proche des milieux de droite et d'extrême droite, mais soyons prudents", ajoute Benoît Pellistrandi.

"On sait aussi que Manuel Valls, ayant été un socialiste disruptif, en France, est détesté par une partie de la gauche, on l'a vu, d'ailleurs, lors de ses adieux à la politique française, donc, en Espagne, une partie de la gauche indépendantiste radicale, qui n'est pas toute la gauche mais qui est assez forte, va naturellement importer de France toute cette détestation de Manuel Valls et de ce socialisme d'autorité. Alors que, justement, Manuel Valls veut essayer de jouer sur les deux tableaux, à savoir le fait qu'il est un candidat de la société civile, un candidat du centre, mais qu'il a derrière lui toute une histoire de militant socialiste à l'intérieur du Parti socialiste français."

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