Catalogne : un an après le référendum d'autodétermination, des militants indépendantistes bloquent routes et trains

Un homme agite un drapeau catalan en faveur de l\'indépendance, le 1er octobre 2017 à Barcelone.
Un homme agite un drapeau catalan en faveur de l'indépendance, le 1er octobre 2017 à Barcelone. (PAU BARRENA / AFP)

Des militants des Comités de défense de la République réclament la rupture avec Madrid, descendent sur les voies ferrées et barrent des routes.

Ils veulent, à leur manière, célébrer le premier anniversaire du référendum d'autodétermination de la Catalogne. Des militants séparatistes bloquent, lundi 1er octobre, une voie de train à grande vitesse, des autoroutes et des artères de Barcelone.

"La voie de train à grande vitesse a été bloquée à Girone à 100 km au nord-est de Barcelone, les voies étant occupées", a annoncé la compagnie des chemins de fer Renfe. Les télévisions diffusent des images de militants des Comités de défense de la République qui réclament la rupture avec Madrid, descendant sur les voies ou bloquant les routes. La régie du réseau routier a confirmé des coupures des autoroutes A7, entre Barcelone et Valence, et A2, qui relie la métropole catalane à Madrid.

Contactée par franceinfo, la SNCF confirme que la gare de Girone est bloquée "dans les deux sens de circulation". Des bus de remplacement ont été affrétés pour le trajet Barcelone-Figueras. Les trains à destination de la France partent ensuite de Figueras. 

"Ni oubli ni pardon"

Les CDR avaient appelé à des manifestations dimanche sur les réseaux sociaux, sous le slogan "Ni oubli ni pardon" (en référence aux interventions musclées de la police il y a un an) et mettent en ligne des photos des barrages de pneus dressés sur les autoroutes pour bloquer la circulation. Les militants bloquent aussi des artères de Barcelone et de Lerida, à 165 km à l'ouest de Barcelone, selon la télévision catalane.

Ces actions coup de poing illustrent les divisions entre les séparatistes dont certains, comme les CDR, reprochent au gouvernement régional de Quim Torra, indépendantiste pur et dur, de ne pas braver l'autorité de l'Etat espagnol.

Vous êtes à nouveau en ligne