Législatives : l'Espagne sans majorité

FRANCE 3

Le Premier ministre Mariano Rajoy est arrivé en tête du scrutin, mais va devoir passer des alliances pour pouvoir gouverner. Le point avec France 3.

Les résultats des élections législatives de dimanche 20 décembre en Espagne ont sonné la fin du bipartisme. Deux nouveaux mouvements, nés pendant la crise, font leur entrée au Parlement : Podemos et Ciudadanos.

À la Une des journaux s'affiche désormais un paysage politique morcelé, du jamais vu depuis 40 ans. En votant pour de nouvelles formations, les électeurs ont exprimé leur ras-le-bol des partis traditionnels minés par la corruption. "Le peuple a voté pour une Espagne plurielle et différente", confie un Espagnol au micro de France 3. "Cette situation me convient bien, elle force les partis à discuter, à négocier, et à remettre en cause leur politique. Je pense que c'est une bonne chose", ajoute un second. 

Des alliances difficiles 

Le Parti populaire, au pouvoir, a bien remporté les élections, mais avec 123 sièges sur 350 au Parlement, il est loin de la majorité absolue nécessaire pour constituer un gouvernement. Le Premier ministre sortant Mariano Rajoy a alors lancé un appel pour former des alliances, en mettant en avant son bilan économique et la reprise de la croissance.

Les socialistes, arrivés deuxièmes, et le parti anti-austérité Podemos, arrivé troisième, ont déjà dit qu'ils voteraient contre un gouvernement dirigé par Mariano Rajoy. Le parti de centre-droit Ciudadanos, arrivé quatrième, s'abstiendra pour donner sa chance à la formation d'un gouvernement.

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