Escalade de la violence en Egypte : les frères musulmans parlent de plus de 70 morts

(Asmaa Waguih Reuters)

Après les manifestations monstres cette nuit qui ont vu s'affronter pro et anti-Morsi, ce matin, on compte les morts dans les grandes villes du pays. Dans ce contexte tendu, l'ultimatum de l'armée prend fin ce samedi après-midi. L'Etat-major égyptien exige des partisans de l'ancien président qu'ils cessent leurs protestations.

Selon les Frères musulmans, au moins 70 partisans du président égyptien
destitué Mohamed Morsi sont morts dans une attaque tôt samedi matin sur la
route de l'aéroport du Caire. Un jounaliste de l'Afp a pu voir au moins 37 cadavres sur place dans un hôpital de campagne tenus par les frères musulmans dans la banlieue du Caire.

Des affrontements auraient eu lieu au petit matin
entre pro-Morsi et policiers.  "Les forces
de sécurité et l'armée ont commis un nouveau crime samedi aux premières heures
devant le mémorial de l'autoroute
" assure les islamistes dans un communiqué.

D'après eux, après avoir tiré des grenades lacrymogènes sur les manifestants,
"ils ont commencé à tirer à balles réelles, tuant dix personnes, dont sept
abattues par un sniper et blessant plusieurs centaines de personnes
". "Ils
ne tirent pas pour blesser, ils tirent pour tuer
", a déclaré Gehad El Haddad, porte-parole de la confrérie islamiste.

Le ministère de l'Intérieur rejette la responsabilité des morts sur les islamistes.

De son côté, Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, a "vivement déploré " ces morts.

La situation risque encore de dégénérer dans la journée puisque l'armée a donné jusqu'à cette après-midi aux Frères musulmans pour cesser toute forme de révolte.

Par ailleurs, les affrontements entre pro et anti- Morsi ont fait
au moins 7 morts dans la nuit à Alexandrie.

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