VIDEO. Tags et graffitis : les signatures de la révolte

Didier Balez

Aujourd'hui à 18h30, France 3 diffuse un nouveau numéro de "Avenue de l'Europe", consacré à la "culture tag".

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C'est aux Etats-Unis que les murs ont commencé à s'exprimer : au début des années 1970, au moment de la naissance du rap, les tags, dessins ou graffitis se multiplient sur les murs. Cette tendance s'est ensuite exporté en Europe, à la fin des années 1970, où elle s'est développée dans la clandestinité : des militants se sont approprié les murs dans les villes sans demander l'autorisation à quiconque. Les graffitis étaient considérés comme du vandalisme. 

Ainsi, à Orgosolo en Sardaigne, les habitants ont tagué les murs en secret pour défendre leur identité et leur culture, mais aussi pour défendre l'idée qu'ils se faisaient de la liberté dans le monde. "Il y avait alors des peintures très engagées, en faveur du Chili d'Allende ou des Palestiniens", indique Marie-Christine Pierre, auteur du reportage consacré à ce thème, qui sera diffusé sur France 3 samedi 23 février, à 18h30. Petit à petit, certains ont imposé leur signature et ont créé de véritables œuvres, à tel point que plusieurs institutions leur ont passé directement commande. C'est le cas justement en Sardaigne, où la mairie à demandé à des graffeurs locaux de peindre sur les murs l'histoire du village et de sa longue lutte contre l'Etat italien. La contestation a disparu, mais le mode d'expression, lui, est resté.

 

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