VIDEO. Recyclage : une association offre une nouvelle vie aux machines… mais aussi à des chômeurs et des réfugiés

ENVOYÉ SPÉCIAL / FRANCE 2

Des frigos, des cuisinières délabrées par dizaines... le site ressemble à une décharge. Mais en récupérant des pièces sur ces machines hors d'usage, on peut en fabriquer d'autres, en parfait état de marche. C'est le travail de cette association pionnière en récupération d'appareils, et aussi en réinsertion professionnelle. Extrait d'"Envoyé spécial".

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A première vue, le site ressemble à une décharge. Quand une enseigne d'électroménager vient récupérer votre frigo hors d'usage pour vous en livrer un neuf, c'est là qu'elle s'en débarrasse ensuite. Mais ces machines délabrées vont être désossées avec soin. Tous les éléments qui fonctionnent encore vont être récupérés, et iront rejoindre les 17 000 références de pièces d'occasion entreposées ici. Moteurs de micro-ondes, cartes mères d'ordinateurs, tiroirs et hublots de frigos... attendent une seconde vie dans cette déchetterie proche de Strasbourg. Il y a là de quoi reconstituer des milliers d'ustensiles.

Cette association qui allie depuis trente-cinq ans récupération d'appareils et réinsertion professionnelle est une pionnière. Avec trois machines hors d'usage, les ateliers du réseau Envie en fabriquent une nouvelle, en parfait état de marche. Elle sera aussitôt mise en vente dans la boutique adjacente, l'une des 45 ouvertes en France. Elle ressemble à s'y méprendre à un magasin d'électroménager... où tout est proposé à moitié prix. Même les produits high-tech, de plus en plus souvent achetés d'occasion. Un Français sur cinq a déjà fait l'acquisition d'un téléphone portable reconditionné.   

Quand le réemploi crée de l'emploi

L'association permet aussi à des chômeurs ou à des réfugiés de se former à un nouveau métier. Ses salariés sont à 70% en parcours d'accompagnement, explique Amaury Grenot, directeur général d'Envie Strasbourg. "Des profils un peu cabossés" à qui le réseau veut donner une nouvelle chance. 

Acheter des appareils d'occasion plutôt que neufs permettrait donc de créer des emplois, et pas seulement d'en détruire ? "Ce ne sont pas les mêmes emplois, répond A. Grenot. Aujourd'hui, quand on fabrique des produits neufs, il y a beaucoup de choses qui sont automatisées. Quand on est dans le réemploi, dans la rénovation, on s'appuie beaucoup sur l'homme. On ne peut pas automatiser la rénovation d'un appareil..."

Extrait de "Ma vie d'occasion", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 27 février 2020.

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