Un labo français a relevé des niveaux de pollution "alarmants" dans "l'environnement terrestre et marin" de Fukushima

La centrale de Fukushima, le 14 mars 2011.
La centrale de Fukushima, le 14 mars 2011. (AFP/HO / NHK)

L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest a annoncé vendredi que "dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl".Le laboratoire indépendant a analysé à Caen les échantillons prélevés autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi par des bénévoles au Japon.

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L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest a annoncé vendredi que "dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl".

Le laboratoire indépendant a analysé à Caen les échantillons prélevés autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi par des bénévoles au Japon.

Selon L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest, "si l'on calcule la contamination en césium 137 en becquerels par mètre carré (Bq/m²), toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185.000 Bq/m² qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie".

"Cette pollution s'étend bien au-delà de cette préfecture: les niveaux détectés dans le sud de la préfecture voisine de Miyagi (au nord de Fukushima et dont Sendaï est la capitale) sont aussi très élevés", poursuit l'association présidée par un physicien du nucléaire.

Dans les légumes analysés de Sendaï (à 80 km de Fukushima Daïchi), les teneurs en césium 134 et 137 sont supérieures aux limites fixées par la réglementation japonaise (500 Bq/kg), rendant ces produits impropres à la consommation: 790 Bq/kg pour le césium 134 et 830 Bq/kg pour le césium 137.

"Les retombées de Fukushima sont détectables à des niveaux significatifs jusqu'à Kanagawa, située à environ 270 km de la centrale", précise le laboratoire dont le détail des résultats est consultable sur son site.

L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest a analysé de la terre, des légumes mais aussi de l'eau de mer. "L'eau de mer prélevée à une quarantaine de kilomètres de la centrale présente aussi une contamination anormale en césium 137, 134 et iode 131. La vie marine sur place, qui a tendance à concentrer ces pollutions, doit être fortement contaminée", selon le laboratoire, qui est, avec la Criirad, l'un des deux laboratoires français indépendants créés après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.

La situation dans la centrale de Fukushima Daïchi, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, est impossible à stabiliser avant au moins six mois.

Selon les autorités japonaises, la quantité de radioactivité relâchée dans l'atmosphère à Fukushima, à environ 250 km au nord-est de Tokyo, a représenté environ un dixième de celle relâchée à Tchernobyl en 1986.

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