Total a envoyé des spécialistes examiner la plate-forme d'Elgin

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Total est parvenu à envoyer une équipe de spécialistes des situations de crise vers sa plate-forme d'Elgin, en mer du Nord. Ils doivent examiner la fuite de gaz et trouver des solutions pour l’arrêter.

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"Total confirme qu'un hélicoptère a décollé d'Aberdeen" en milieu de matinée "avec pour objectif d'atterrir sur la plate-forme d'exploitation d'Elgin afin de permettre à une équipe spécialisée d'effectuer une mission de reconnaissance de la plate-forme de puits d'Elgin ainsi que du puits G4, si les conditions de sécurité le permettent ". C’est ce qu’a déclaré un porte-parole du groupe pétrolier.
Une opération qui n’a pas pu être réalisée plus tôt en raison des mauvaises conditions météo. Ces huit spécialistes vont devoir agir "avec une extrême prudence ".

Total a expliqué en début de semaine que la mission de reconnaissance visait à déterminer s'il était possible de mettre fin à la fuite en injectant de la boue dans le puits et si d'autres mesures étaient nécessaires.
Une autre option étudiée en parallèle consisterait à creuser deux puits de dérivation jusqu'à la poche de gaz à l'origine de la fuite, à 4.000 mètres sous les fonds marins, ce qui pourrait prendre six mois.   

Vers 19h30 , Total a annoncé le "succès" de cette mission. L'équipe est restée quatre heures sur place et a rassemblé les informations préliminaires qui seront utilisées pour préparer le déploiement des
équipements nécessaires à l'opération de contrôle du puits.

La fuite a été décelée le 25 mars. Elle envoie chaque jour dans l'atmosphère quelque 200.000 mètres cube de gaz naturel.
Elle est apparue à la suite d'une augmentation de la pression dans un puits dont la production avait été arrêtée en 2011 et qui avait été partiellement bouché.     
Deux bateaux de lutte anti-incendie restent en attente à l'extérieur de la zone d'exclusion de deux milles (3,7 kilomètres) autour de la plate-forme, a précisé Total.  

Greenpeace s’est rendue sur la zone de la fuite en début de semaine. Des prélèvements ont été réalisés.
Les membres de l’organisation mondiale indépendante de défense de l'environnement ont constaté "qu’une nappe huileuse s‘étend sur l’eau : il s’agit probablement de gaz de condensat, un hydrocarbure léger. 200 000 m3 de gaz s‘échapperaient encore chaque jour. Et principalement du méthane. Or, le méthane est vingt fois plus dangereux pour le climat que le CO2 " précise Greenpeace.

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