Tepco s'est rendu compte récemment que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 avait fondu

Un employé de Tepco dans la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, le 6 mai 2011.
Un employé de Tepco dans la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, le 6 mai 2011. (AFP - Tepco)

L'arrêt brusque des systèmes de refroidissement provoqué par la séisme et le tsunami du 11 mars a entraîné une fusion du combustible nucléaire, faute d'avoir été immergé durant plusieurs heures après la catastrophe.Selon les dernières analyses de l'opérateur Tepco, le combustible du réacteur 1 serait tombé au fond de la cuve sous pression.

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L'arrêt brusque des systèmes de refroidissement provoqué par la séisme et le tsunami du 11 mars a entraîné une fusion du combustible nucléaire, faute d'avoir été immergé durant plusieurs heures après la catastrophe.

Selon les dernières analyses de l'opérateur Tepco, le combustible du réacteur 1 serait tombé au fond de la cuve sous pression.

Comme l'expliquait en mars à l'AFP Thierry Charles, directeur de la sûreté à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), "dans les cuves, on doit avoir des morceaux qui ont dû fondre" pour former un "corium", magma formé de pastilles de combustible, de gaines qui les entourent et d'autres éléments de la structure".

Le corium est suceptible de percer la cuve de confinement puis d'attaquer le béton.

"Dans cette hypothèse extrême", le corium "arriverait très refroidi dans la roche située sous la centrale, où il finirait par se solidifier lentement", ajoutait l'expert de l'IRSN. "Une fois le corium solidifié, l'eau qui pourrait ruisseler dessus pourrait entraîner avec elle "un peu de radioactivité".

Des millions de tonnes d'eau de mer ont été déversés depuis deux mois sur les réacteurs afin de les refroidir et de stopper la fusion.

Mais cette énorme quantité d'eau, contaminée par les radiations, s'est échappée très rapidement et a ruisselé dans l'océan Pacifique tout proche. Des échantillons d'eau de mer prélevés à proximité de la centrale contenaient du césium-134 à un niveau 18.000 fois supérieur à la norme, a indiqué l'opérateur jeudi dernier.

Pour autant, la compagnie d'électricité Tepco a affirmé mardi que le calendrier de sortie de crise serait respecté. "En dépit de la fusion du combustible, nos objectifs ne changent pas", a assuré le directeur général de Tepco Sakae Muto. Tepco continue tabler sur la réduction des fuites radioactives d'ici à juillet et sur le maintien durable sous 100 degrés celsius de la température des réacteurs d'ici à janvier prochain.

Dernier objectif de Tepco: faire en sorte que les 80.000 personnes évacuées dans un rayon de 20 km autour du site de la centrale puissent regagner leur domicile le plus tôt possible.

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