Sommet sur le Climat à New York: efforts de Pékin

Le président chinois Hu Jintao, au sommet sur le climat, à New York, le 22 septembre 2009.
Le président chinois Hu Jintao, au sommet sur le climat, à New York, le 22 septembre 2009. (© France 3)

Le sommet de l'ONU sur le climat a déçu les attentes mardi faute d'annonces majeures des principaux participants

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La volonté d'avancer de la Chine a toutefois été saluée.

A moins de 100 jours de la conférence sur le climat de l'ONU à Copenhague, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a réuni une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement pour donner une impulsion politique à des discussions "au point mort", selon les termes de Nicolas Sarkozy.

Lancée lundi par le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-Moon et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, la semaine du climat et sa série de rencontres révèle la divergence des positions.

Les Etats-Unis accaparés par d'autres dossiers rechignent à des engagements trop contraignants alors que l'UE envisage une baisse de 20% à 30% en cas d'accord international. Dès l'ouverture du sommet lundi, et fin d'impliquer davantage les dirigeants dans les négociations, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon les a invités à tenter de redonner un élan politique aux discussions.

"Nous devons nous engager pour qu'un accord équitable soit atteint à Copenhague", a déclaré M. Ban. Le sommet de Copenhague, prévu en décembre, vise à conclure un accord devant entrer en vigueur à l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en janvier 2013, pour enrayer les émissions carboniques.

Tony Blair a souligné de son côté qu'il fallait prendre des mesures de court terme, comme l'arrêt de la déforestation, et de long terme, comme l'investissement dans les technologies du futur. "Et nous avons besoin de mobiliser le secteur privé autant que le secteur public", a-t-il dit.

L'engagement de la Chine
La Chine va s'efforcer de réduire "notablement" ses émissions de dioxyde de carbone d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005, par unité de PIB, s'est engagé mardi le président chinois Hu Jintao.

Dans le discours préparé à l'occasion du sommet sur le climat dans l'enceinte des Nations unies, Hu promet que son pays agira "avec vigueur" pour développer ses sources d'énergie renouvelable et d'énergie nucléaire.

Le but, a-t-il ajouté, est de faire en sorte que la part des énergies non fossiles en Chine atteigne environ 15% d'ici 2020.

Les Etats-Unis accusés d'immobilisme

Le président américain Barack Obama a déclaré mardi à la tribune des Nations-Unies qu'il était "déterminé" à agir contre le réchauffement climatique, mais a reconnu que "le plus dur" restait à faire d'ici le sommet de Copenhague. Il a pressé mardi les pays émergents comme la Chine ou l'Inde de "faire leur part" du travail contre le réchauffement climatique et d'adopter des "mesures vigoureuses".

Les Etats-Unis sont critiqués par les Européens pour leur lenteur à agir tandis que les pays en développement les pressent de s'engager pour les aider à combattre le réchauffement et adapter leurs économies à la nouvelle donne climatique.

A moins de trois mois de la conférence cruciale de Copenhague (7-18 décembre), nombre de responsables ne cachent pas leur pessimisme, évoquant les désaccords persistants entre nations développées et en développement sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L'immobilisme de l'administration Obama, accaparée par d'autres dossiers, est mise en cause à mots couverts en Europe. "Les Etats-Unis sont moins désireux de montrer l'exemple, ils font preuve d'un manque d'ambition", explique une source suédoise. "Il y a un changement d'état d'esprit à l'heure actuelle, la priorité d'Obama est à la réforme du système de santé, plutôt qu'au climat ".

Sarkozy veut un sommet des grands pays
Le président Nicolas Sarkozy a proposé mardi la tenue d'un sommet des grandes économies en novembre pour faire le point de leurs engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique afin de favoriser le succès de la réunion de Copenhague, en décembre. "Face à la complexité de la situation, un nouveau sommet avant Copenhague est nécessaire," a-t-il plaidé à l'occasion d'un mini sommet sur le climat organisé à l'Onu. "La France propose que les chefs d'Etat des grandes économies, qui représentent 80% des émissions et qui avaient bien travaillé en juillet à L'Aquila, se retrouvent à la mi-novembre", a-t-il ajouté selon le texte de son discours.

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