Sept mois d'aventure Tara dans l'Arctique

La goélette de l'expédition scientifique Tara Oceans Polar Circle, partie étudier les micro-organismes marins, a achevé son tour complet du pôle Nord. Elle est rentrée, samedi 7 décembre, au port de Lorient.

Elle a parcouru plus de 25 000 km, fait le tour complet de l'océan Arctique en moins d'une saison et en traversant les passages du Nord-Est (cap Tcheliouskine, côté russe) et du Nord-Ouest (détroit de Bellot, Canada) sans se retrouver prisonnière des glaces. Tara, la goélette océanographique envoyée en mission scientifique autour du cercle polaire, est rentrée à Lorient (Morbihan), samedi 7 décembre en fin d'après-midi, moins de sept mois après son départ du port, en mai.

Cette "circumnavigation" en milieu polaire met un point final à la mission scientifique Tara Oceans, étalée de 2009 à 2013 et au cours de laquelle le voilier est parti à l'assaut de tous les océans du monde pour y étudier les micro-organismes marins.

Francetv info revient, en images, sur cette expédition, commentée par Anna Deniaud et Vincent Hilaire, correspondants à bord de Tara durant la mission. Pendant tout le périple, ils ont immortalisé le quotidien de l'équipage, en photos et vidéos.

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Mission accomplie pour Tara. Le voilier de 36 mètres, avec à son bord quatorze marins et scientifiques, a bouclé son tour de l'Arctique en sept mois à peine. "Un timing de fou !" reconnaît Vincent Hilaire, l'un des correspondants de l'expédition contacté par francetv info. FRANÇOIS AURAT / TARA EXPEDITIONS
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Au cours du périple, les scientifiques ont réalisé 17 stations de prélèvement et récolté pas moins de 4 000 échantillons de plancton, végétal et animal. Pour lutter contre le gel, l'instrument ci-dessus, appelé rosette, a été équipé d'un chauffage central, explique LibérationVINCENT HILAIRE / TARA EXPEDITIONS
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Le spectacle "est magique". "On est au milieu des glaciers, on croise des ours blancs, des falaises couvertes d'oiseaux. On traverse des endroits magnifiques", s'émerveille Anna Deniaud, l'autre correspondante de la mission. FRANCOIS AURAT / TARA EXPEDITIONS
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Si la goélette a navigué en été, la route n'a pas été sans embûches. "Il y a eu beaucoup de glace", précise Vincent Hilaire. Plus que prévu. Mais Tara était parée, grâce à sa coque en aluminium arrondie. Le bruit de la glace heurtant la coque suscite toutefois "quelques petites frayeurs", confie Anna Deniaud. VINCENT HILAIRE / TARA EXPEDITIONS
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Principal compagnon de voyage : le froid. Si l'été est plus supportable que l'hiver polaire, "on pouvait descendre à -12°C", assure Vincent Hilaire, évoquant les aléas du climat : "Les tuyaux gelaient, le pont glissait, il fallait le saler…" VINCENT HILAIRE / TARA EXPEDITIONS
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Pendant la première partie du périple, l'équipage a connu le jour permanent. Peu à peu, la nuit est revenue, permettant d'observer des aurores boréales. Des moments "féeriques" pour Vincent Hilaire, qui peine toujours "à trouver les mots" pour les décrire. FRANÇOIS AURAT / TARA EXPEDITIONS
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"On renoue vraiment avec les expéditions naturalistes à la Darwin, s'enthousiasme Vincent Hilaire. Quand on est à bord, on savoure la chance qu'on a d'être là." ANNA DENIAUD / TARA EXPEDITIONS
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Dans l'Arctique, "c'est surtout à soi qu'il faut faire attention", rappelle Vincent Hilaire. Le froid engourdit les membres et garder la chaleur lorsqu'on s'active longtemps sur le pont du voilier reste un défi. ANNA DENIAUD / TARA EXPEDITIONS
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"On avait des polaires, des gants, des gros manteaux, bref, on était bien équipés. Mais une fois, on a dû descendre une voile à 4 heures du matin. Eh bien, on a beau être couvert, c'est rude", se souvient Anna Deniaud. VINCENT HILAIRE / TARA EXPEDITIONS
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"On se sent vraiment au bout du monde, poursuit Anna Deniaud. Mine de rien, on est assez isolés, les satellites passent mal… On se demande : 'S'il y a un souci, qui intervient ?'" FRANÇOIS AURAT / TARA EXPEDITIONS
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En août, Tara s'est ainsi retrouvée coincée pendant une semaine au niveau du passage du Nord-Est, au cap Tcheliouskine, en Russie. "On espérait qu'un brise-glace nous ouvre la voie", raconte Anna Deniaud. ANNA DENIAUD / TARA EXPEDITIONS
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Au bout d'une semaine, Tara a retenté le passage dans "un champ de glace". Pour s'y frayer un chemin, les membres d'équipage ont parfois dû aider à la navigation, comme ici, François Aurat. ANNA DENIAUD / TARA EXPEDITIONS
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"C'est l'aventure ! sourit Vincent Hilaire. On aime bien se retrouver face aux éléments. A côté d'eux, on voit qu'on n'est pas grand-chose." ANNA DENIAUD / TARA EXPEDITIONS
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