Qui installera les éoliennes au large des côtes françaises ?

Des éoliennes offshore à Shanghaï, en Chine.
Des éoliennes offshore à Shanghaï, en Chine. (SHANGHAI DAILY / IMAGINECHINA)

EDF, GDF Suez, et l'espagnol Iberdrola ont répondu à l'appel d'offres pour l'installation de centaines de machines dans la Manche et dans l'Atlantique.

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Les appétits s'aiguisent pour le gigantesque projet d'éoliennes offshore lancé par le gouvernement. Quatre consortiums, dont deux montés par les producteurs d'énergie français EDF et GDF Suez, ont présenté, mercredi 11 janvier, des candidatures pour décrocher ce marché visant à installer des centaines d'éoliennes au large des côtes de la Manche et de l'Atlantique.

Dix candidatures ont été déposées, soit une moyenne de deux offres pour chacun des cinq sites en jeu, selon une source proche du dossier. Dans le détail, le consortium mené par EDF, qui se fournira en éoliennes auprès d'Alstom, est candidat pour quatre sites. GDF Suez est candidat pour trois sites en partenariat avec Areva, et pour un quatrième en alliance avec Siemens. Le consortium de l'Espagnol Iberdrola vise quant à lui deux sites.

Les Allemands veillent au grain

Cet appel d'offres vise à installer 500 à 600 éoliennes offshore, hautes de plus de 200 mètres, et capables de produire jusqu'à 3 000 mégawatts d'électricité, bien plus qu'une éolienne terrestre. Les zones qui les accueilleront, situées le long des littoraux de Normandie, Bretagne et Loire-Atlantique, avaient été sélectionnées l'an dernier par le gouvernement. Le choix des lauréats sera annoncé en avril.

Cet appel d'offres fait grincer quelques dents en Allemagne, où certains industriels du secteur soupçonnent Paris de rédiger des clauses de telle manière qu'ils privilégient implicitement les sociétés françaises.

"Il faut en particulier faire attention aux clauses qui demandent que les éoliennes soient fabriquées sur place", a dit le porte-parole de la fédération allemande des machines-outils, qui assure que "l'industrie éolienne d'un pays doit se développer spontanément, pas être développée de force". L'allemand Siemens pourrait ainsi être handicapé par le fait qu'il ne veuille pas construire d'usines en France.

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