Publicité sur les trottoirs : après Nantes, Bordeaux décline à son tour le projet

Une publicité sur un trottoir à Paris, en avril 2017. 
Une publicité sur un trottoir à Paris, en avril 2017.  (MAXPPP)

Bordeaux est la deuxième ville, après Nantes, à refuser l'expérimentation de publicités éphémères sur les trottoirs. 

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Le projet de publicités sur les trottoirs de plusieurs villes françaises fait face à un nouveau refus. Comme la ville de Nantes (Loire-Atlantique) la veille, la mairie de Bordeaux (Gironde) a annoncé qu'elle refuserait de prendre part à l'expérimentation de publicités éphémères sur ses trottoirs, rapporte Le Parisien, vendredi 29 décembre. 

Depuis lundi, les villes de Bordeaux (Gironde), Lyon (Rhône) et Nantes peuvent tester des marquages publicitaires éphémères sur leurs trottoirs. Ces publicités étaient jusqu'alors interdites par le code de la route et le code de l'environnement. 

Alain Juppé, maire LR de Bordeaux, signera personnellement un arrêté "interdisant cette pratique sur l’espace public bordelais" mardi, annonce Le Parisien. Selon le maire adjoint de la ville, en charge de coordonner les politiques de proximité, la municipalité avait déjà refusé une telle proposition de marquages publicitaires il y a deux ans. "Cette fois, nous avons été mis devant le fait accompli et ce n’est pas admissible", réagit Jean-Louis David auprès du Parisien

Une "pollution visuelle inutile"

La ville de Bordeaux est la première à avoir réagi au projet, mardi. Dans un communiqué, la municipalité a déploré que '"les élus et administrations de la Ville de Bordeaux et de Bordeaux Métropole n'ont, à aucun moment, été consultés ou informés en amont de cette décision".

Bordeaux a rappelé avoir "régulièrement opposé un refus à des demandes de ce type émanant d'annonceurs ou de commerçants", les considérant comme une "pollution visuelle inutile"

Un avis partagé par la ville de Nantes, qui a annoncé jeudi son refus de participer à l'expérimentation. Dans un communiqué, la municipalité a estimé que le projet "conduirait à une pollution visuelle", en contradiction avec la volonté de Nantes de "valoriser les atouts patrimoniaux et environnementaux de son centre-ville".  

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