"Pars, Nicolas !" : l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi conseille à Nicolas Hulot de quitter le gouvernement

Michele Rivasi, eurodéputée EELV, durant un meeting, le 14 mai 2014 à Lyon.
Michele Rivasi, eurodéputée EELV, durant un meeting, le 14 mai 2014 à Lyon. (JEFF PACHOUD / AFP)

"Je ne vois pas comment il peut rester à un gouvernement pareil", a estimé l'eurodéputée Europe-Ecologie Les-Verts (EELV), mercredi sur France Bleu Isère, alors que le projet de loi "agriculture et alimentation" est mis au vote.

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Alors que la loi Agriculture et Alimentation doit être votée à l'Assemblée nationale mercredi 30 mai, et que tous les amendements proposés par les députés pour inscrire dans la loi la sortie du glyphosate dans trois ans ont été rejetés, l'eurodéputée Europe-Ecologie Les-Verts (EELV) Michèle Rivasi a estimé sur France Bleu Isère qu'il était préférable pour Nicolas Hulot de quitter le gouvernement. 

"Je ne vois pas comment il peut rester dans un gouvernement pareil, a-t-elle estimé au sujet du ministre de la Transition écologique. On a un gouvernement qui est pour faire plaisir aux lobbys et pas pour se bagarrer sur la santé. (…) Moi, je serais à la place de Nicolas Hulot... Il doit donc réfléchir cet été, il ferait mieux de partir ! Comment on peut rester dans un gouvernement qui est là pour faire plaisir au privé et pas pour l'intérêt général ?", a questionné l'eurodéputée. 

Je lui donne un conseil : pars, Nicolas Hulot, sinon tu ne pourras pas rester droit dans tes bottes.Michèle Rivasi, eurodéputée EELVsur France Bleu Isère

"J'avoue, j'étais écœurée", s'est émue Michèle Rivasi, après le rejet des amendements sur le glyphosate. "C'est un renoncement, un reniement, alors que la France faisait figure de leader. (…) Je n'ai jamais vu une loi aussi anti-écolo, aussi anti-environnement." Cette loi est une "catastrophe" sur le bien-être animal, a-t-elle ajouté, avant de juger qu'elle représentait "la victoire des lobbys".

Michèle Rivasi est en désaccord avec le gouvernement, qui soutient que l'objectif la sortie du glyphosate d'ici 2021 sera tenu même s'il n'est pas inscrit dans la loi : "Il faut souvent des interdictions ou des contraintes. Les accords volontaires, voyez au niveau industriel, voyez au niveau de l'agriculture, ça ne marche pas."

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