Monsanto : de nouvelles plaintes après un fichage illégal

Une enquête judiciaire a été ouverte sur un vaste système de fichage illégal présumé. Le géant américain est soupçonné d'avoir collecté frauduleusement les données personnelles de scientifiques, personnalités politiques et journalistes pour connaitre leur position. Des plaintes ont été déposées.

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C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire Monsanto. Dans les fichiers, plus de 200 noms : des décideurs publics, hommes politiques, journalistes, scientifiques, hauts fonctionnaires. Plusieurs d'entre eux ont annoncé porter plainte. Tous font partie d'une base secrète d'une agence de communication travaillant pour Monsanto.
Dans ce fichier, on retrouve aussi la directrice générale de Foodwatch, spécialisée dans la défense des consommateurs, Karine Jacquemart. Elle y est référencée comme "forte opposante au glyphosate". "La pratique qui consiste à faire un fichier sur des personnes, avec des informations qui concernent des individus sans savoir été consulté ou informé, ça, c'est une pratique illégale. Même quand on s'appelle Monsanto, on n'est pas au-dessus des lois", tance-t-elle.

Enquête ouverte

La ligue contre le cancer, Radio France, Le Parisien, beaucoup vont porter plainte. Chez les politiques, beaucoup envisagent une plainte collective : Bruno Retailleau, Xavier Bertrand ou Maud Fontenoy. Tout comme le parti Europe Écologie Les Verts. Un tableau intitulé "Target glyphosate" a été retrouvé, créé pour influencer les leaders d'opinion. Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire. La CNIL va lancer des investigations.

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