Glyphosate : l'étude qui sème le doute

FRANCE 2

Le vote des États membres de l'UE en faveur de la prolongation du glyphosate pour cinq ans, ce lundi 27 novembre, a peut-être été motivé par les conclusions d'une étude récente selon laquelle il n'y a pas de liens établis entre le glyphosate et le développement de cancers. 

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Le glyphosate n'entraînerait pas le cancer. Que faut-il penser de la conclusion de cette dernière étude ? Pendant 20 ans, des chercheurs ont analysé et comparé plus de 50 000 agriculteurs aux États-Unis. Certains étaient exposés à ce pesticide, d'autres non. Voici les résultats de cette vaste enquête, publiés dans une prestigieuse revue scientifique : "Aucun lien n'est apparent entre le glyphosate et des tumeurs solides ou lymphoïdes", autrement dit, des cancers du sang.

Considéré comme cancérogène probable par l'OMS

Ces conclusions remettent-elles en cause la classification du glyphosate comme cancérogène probable ? Non, selon l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS avait déjà tenu compte d'une précédente version de l'étude quand elle a inscrit le glyphosate dans cette catégorie, en 2015. Alors pourquoi est-il si difficile de trouver un consensus scientifique ? Selon Robert Barouki, directeur de recherche de l'Inserm, les effets du glyphosate peuvent survenir des dizaines d'années après l'exposition. Il faudrait donc encore plus de recul. En attendant des preuves pour qualifier ou non le glyphosate de cancérogène certain, des scientifiques en appellent au principe de précaution.

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