Emmanuel Macron promet une interdiction du glyphosate d'ici trois ans en France, malgré son prolongement pour cinq ans dans l'UE

Le président de la République, Emmanuel Macron, lors d\'une cérémonie militaire aux Invalides, le 27 novembre 2017.
Le président de la République, Emmanuel Macron, lors d'une cérémonie militaire aux Invalides, le 27 novembre 2017. (THIBAULT CAMUS / AFP)

Lundi, les Etats membres ont voté le renouvellement de l'autorisation de cet herbicide controversé, malgré l'opposition de neuf pays dont la France.

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Paris ne souhaite pas suivre le vote des Etats membres de l'Union européenne sur le glyphosate. Alors que ceux-ci ont renouvelé l'autorisation de ce pesticide pour les cinq années à venir, lundi 27 novembre, Emmanuel Macron a réclamé sur Twitter son interdiction en France. Et ce "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans". La France fait partie des neuf pays à avoir voté contre le texte de la Commission européenne.

"La France regrette ce résultat", réagit Matignon

Dans les débats au sein de l'UE, Paris était opposé à ce que l'autorisation du glyhosate soit renouvelée pour plus de trois ans. "La France regrette ce résultat", a réagi Matignon après le vote, lundi, dans un communiqué. L'exécutif exprime le souhait que la Commission européenne fasse "des propositions de réforme du cadre européen d'évaluation des substances chimiques".

Un peu plus tôt, le ministre français de l'Agriculture Stéphane Travert avait pris une position un peu différente, se disant "heureux que la Commission européenne ait pu enfin trouver un accord". Rappelant que la Commission européenne proposait au départ un renouvellement de dix ans, il a expliqué que les cinq ans d'autorisation de l'herbicide controversé étaient "cinq années durant lesquelles nous allons travailler à rechercher des alternatives". Un délai plus long, donc, que celui envisagé par Emmanuel Macron.

Vous êtes à nouveau en ligne