"Comment faire pour éliminer le chiendent sans pesticide ?"... Des clients réclament plus de conseils en magasin

L\'herbicide glyphosate est commercialisé par le géant de l\'agroalimentaire Monsanto sous la marque \"Roundup\"
L'herbicide glyphosate est commercialisé par le géant de l'agroalimentaire Monsanto sous la marque "Roundup" (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

L'association de consommateurs CLCV réclame la mise en place de formations pour les vendeurs qui commercialisent des pesticides. Les produits phytosanitaires sont censés être interdits à la vente en libre-service depuis le 1er janvier 2017.

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Ils sont supposés ne plus être vendus si facilement. Mais six mois après l'entrée en vigueur de la loi, plus de 4 enseignes sur 10 (44 %) continuent de vendre des pesticides et des herbicides chimiques en libre-service dans leurs rayons, d'après une enquête de l'association Consommation logement cadre de vie (CLCV) publiée mardi 11 juillet. Dans la grande distribution, c'est même 49 % des enseignes qui ne respectent pas la loi, contre 30 % dans les enseignes spécialisées.

Manque de formation des vendeurs

Dans l'agglomération lyonnaise, de nombreuses jardineries et grandes surfaces vendent toujours des produits sanitaires, dans des vitrines fermées. Dans ce cas précis, elles en ont le droit, mais la loi prévoit que le vendeur puisse informer le client des précautions à prendre. André par exemple, client d'une grande surface d'Écully (Rhône), a cherché à obtenir des conseils : "Je cherchais du Roundup, mais cela doit être interdit à la vente. Ils en ont, mais dans des vitrines fermées à clé. Comment on fait alors pour éliminer le chiendent ? Je ne sais pas. Si ils ont un autre produit, je veux bien."

Pour les besoins de cette étude, des clients mystères ont inspecté 158 magasins. Dans plusieurs grandes surfaces, il est difficile d'être renseigné. "On a des vendeurs qui ne maîtrisent pas du tout les produits qu'ils vendent", explique Adrien Tchang-Minh de la CLCV. La réglementation devait initialement s'appliquer au 1er janvier 2016, mais les enseignes ont bénéficié d'un délai, jusqu'au 1er janvier 2017, pour s'adapter. "Cela leur a laissé un an supplémentaire, et très honnêtement, on ne s'attendait pas à des chiffres aussi élevés.

La fin des espaces libre-service ?

La CLCV demande à ce que soit mise en place une formation pour les vendeurs, "pour qu'un conseil complet soit fourni à chaque consommateur". L'association réclame également aux pouvoirs publics le renforcement des contrôles et la suppression des espaces libre-service, avec au minimum une mise sous clé obligatoire de tous les pesticides. Les produits nocifs seront totalement interdits aux particuliers en 2019.

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