Les animaux de retour en masse à Tchernobyl, 30 ans après la catastrophe nucléaire

Le soleil se lève sur les ruines de Tchernobyl (Ukraine), le 7 mai 2014.
Le soleil se lève sur les ruines de Tchernobyl (Ukraine), le 7 mai 2014. (ROLAND VERANT / SIPA / CATERS NEWS AGENCY)

Un recensement a été effectué grâce à des survols en hélicoptère de la vaste zone dévastée par l'explosion d'un des réacteurs en avril 1986. 

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Des élans, des cerfs, des chevreuils, des sangliers, des loups... Près de trente ans après l'accident nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, la faune est florissante dans la zone d'exclusion désertée par les humains, révèle une étude internationale.

Un recensement a été effectué grâce à des survols en hélicoptère du site dévasté par un incendie suivi d'une explosion d'un des réacteurs en avril 1986. Les résultats ont été publiés, lundi 5 octobre, dans la revue Current Biology (en anglais).

Plus d'animaux aujourd'hui qu'avant la catastrophe

L'étude montre que ces mammifères sont au moins aussi nombreux à l'intérieur du périmètre de 4 200 km2 autour de la centrale, que dans les réserves naturelles environnantes non contaminées par la radioactivité. Elle montre même que les loups y sont sept fois plus nombreux que dans les parcs proches de la région.

Les observations ont révélé une multiplication des élans, des chevreuils et des sangliers à Tchernobyl dans une période allant de un à dix ans après l'accident. Et ce, au moment où les populations de ces mammifères déclinaient ailleurs dans l'ex-Union soviétique, précisent les chercheurs.

"Les activités humaines pires que la radioactivité"

"Il est très probable que les populations de ces animaux sont beaucoup plus nombreuses aujourd'hui qu'elles ne l'étaient avant l'accident", estime Jim Smith de l'Université de Portsmouth au Royaume-Uni, un des co-auteurs de ces travaux. Et le scientifique de conclure : "Cela ne signifie pas que la radioactivité est bonne pour la faune sauvage, mais seulement que les effets des activités humaines comme l'agriculture, la chasse et l'exploitation forestière sont nettement pires."

Ces observations montrent à quel point la nature est tenace. Mais elles pourraient aussi fournir des éclairages importants pour mieux comprendre l'impact potentiel à long terme de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011.

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