Le viticulteur bio qui avait refusé de traiter ses vignes est relaxé en appel

Le viticulteur bio Emmanuel Giboulot pose dans la cave de son domaine à Beaune (Côte-d\'or), le 24 février 2014.
Le viticulteur bio Emmanuel Giboulot pose dans la cave de son domaine à Beaune (Côte-d'or), le 24 février 2014. (JEFF PACHOUD / AFP)

En avril, Emmanuel Giboulot avait été condamné à 500 euros d'amende pour avoir refusé de traiter ses ceps contre une grave maladie, la flavescence dorée.

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La cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or) a relaxé Emmanuel Giboulot, le viticulteur bio de Beaune qui avait refusé de traiter ses vignes contre une grave maladie, la flavescence dorée. "C'est une victoire de la mobilisation citoyenne, c'est être lanceur d'alerte", a-t-il déclaré à la sortie de la cour, alors qu'il était acclamé par son comité de soutien.

"Il ne s'agit pas de ne rien faire mais d'avoir une action responsable avec la détection et l'arrachage des pieds malades et d'appliquer des traitements uniquement quand il y a véritablement danger, en cernant davantage les zones de traitement", a poursuivi le vigneron qui pratique la biodynamie depuis les années 1970 sur ses parcelles.

Des pesticides qui menacent "les équilibres biologiques"

En avril, il avait été condamné à 500 euros d'amende pour avoir refusé d'utiliser des pesticides. Or, en 2013, un traitement contre la flavescence dorée avait été rendu obligatoire par un arrêté du préfet. "Je ne me sens pas du tout coupable, c'est intolérable aujourd'hui d'être obligé de se masquer, d'être dans la peur quand on assume une position", avait-t-il déclaré à la presse à l'issue de ce premier délibéré.

Sommé en juin 2013 d'appliquer le pesticide contre la flavescence dorée sur ses vignes, Emmanuel Giboulot avait estimé que ces traitements allaient à l'encontre des "équilibres biologiques" des plantes. Selon lui, le pesticide en question "est un produit qui n'est pas sélectif. Donc il va détruire autre chose que l'insecte visé. Et donc on va mettre en cause l'équilibre naturel qui est dans nos vignes et qu'on travaille depuis de nombreuses années", avait-il expliqué en février à France 3.

Les écologistes s'étaient mobilisés autour du cas du vigneron, faisant valoir la "liberté de choix" dont il aurait dû bénéficier. Mais la profession, y compris la filière bio, s'était désolidarisée du vigneron.

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