Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a prévenu samedi que le nettoyage de la centrale pourrait durer des décennies

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, donne une conférence de presse à Tokyo, le 27 juin 2011.
Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, donne une conférence de presse à Tokyo, le 27 juin 2011. (AFP - Yoshikazu Tsuno)

"Cela va prendre trois, cinq, dix ans voire plusieurs décennies pour gérer cet accident", a déclaré M. Kan à des responsables locaux de son parti, le Parti démocrate du Japon, à Tokyo.C'est la première fois que le chef du gouvernement nippon dévoile un calendrier, au-delà des mesures d'urgence concernant la fermeture des réacteurs endommagés.

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"Cela va prendre trois, cinq, dix ans voire plusieurs décennies pour gérer cet accident", a déclaré M. Kan à des responsables locaux de son parti, le Parti démocrate du Japon, à Tokyo.

C'est la première fois que le chef du gouvernement nippon dévoile un calendrier, au-delà des mesures d'urgence concernant la fermeture des réacteurs endommagés.

Un peu plus tôt, le ministre japonais chargé de la crise nucléaire, Goshi Hosono, avait fait savoir que l'exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco) avait mis en place un système capable de refroidir de façon stable les réacteurs de la centrale, première étape avant l'"arrêt à froid" des trois réacteurs endommagés en janvier 2012.

Du boeuf pollué au césium
Cette annonce intervient le jour où un communiqué officiel fait état de forts taux de césium - plus de six fois les niveaux de radioactivité autorisés - découverts dans du boeuf de la préfecture de Fukushima.

La viande contaminée fait partie d'un groupe de 11 animaux livrés dans le courant du mois à Tokyo par un agriculteur de la ville de Minamisoma, précise le communiqué de l'administration de la capitale.

Les 11 boeufs ont tous des niveaux trop élevés de césium, allant de 1.530 à 3.200 becquerels/par kilo, contre une limite autorisée de 500 becquerels, poursuit le communiqué.

"Toute la viande de ces boeufs est conservée dans un laboratoire et n'a pas été mise sur le marché", assure un communiqué séparé.

Toutefois un responsable de Tokyo a indiqué que cinq boeufs de la même provenance à Minamisoma avaient déjà été mis en vente sur le marché de la capitale le 30 mai et le 30 juin, alors que la municipalité essaie d'empêcher de telles livraisons.

Le pire accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986
Le séisme et le tsunami du 11 mars, qui ont touché le nord-est du Japon et endommagé la centrale, ont entraîné l'arrêt des circuits de refroidissement et une fusion du combustible dans trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi, entraînant d'importants rejets radioactifs dans l'atmosphère, l'eau de mer et les sols de la préfecture de Fukushima.

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