Le dispositif de Hollande pour faire face à l'urgence climatique

(Capture d'écran iTété Autre)

En ouvrant la deuxième conférence environnementale pour la transition écologique, le chef de l'Etat a annoncé toute une série de mesures pour accélérer la transition énergétique. Une transition qui va coûter "20 milliards d'investissements", "tous secteurs confondus".

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"Notre maison brûle et nous
regardons ailleurs
"*** avait dit Jacques Chirac en 2002 en ouvrant
le IVe Sommet de la Terre en Afrique du Sud. Ce vendredi, François Hollande a
affirmé vouloir "
regarder la réalité en face " en annonçant – sur la
base d'un rapport encore à paraitre du GIEC (le groupe groupe d'experts de référence sur le changement climatique), une augmentation des températures
de 3 à 4° avant la fin du siècle. Et de dessiner un scénario catastrophique, une
"certitude si nous ne faisons rien ", avec  canicules, inondations, sécheresses et  flux migratoires de populations en quête de nourriture et
d'eau. "
A-t-on bien établi ce lien entre ce risque et les conditions même du maintien de la paix". *

D'où "l'urgence climatique " décrétée aujourd'hui et l'audace des objectifs fixés : d'abord la réduction de la consommation d'énergie  de 50% "à l'horizon 2050" . Puis celle des énergies fossiles de 30% dès 2030.

Pour accélérer cette transition énergétique promue "enjeu politique majeur" , le président de la République a présenté toute une série de mesures.

  • la contribution climat-énergie confirmée

Mais il y a aussi confirmé l'instauration en France d'une contribution climat-énergie dont la montée en charge sera "progressive, définie à l'avance et compensée par des baisses de prélèvements" . Ce ne sera pas* un impôt supplémentaire comme l'avait annoncé fin août le ministre de l'Ecologie Philippe Martin. Mais une hausse de la taxe sur la consommation des produits énergétiques que nous payons déjà:  "Elle consistera à calculer une partie du montant des taxes sur les produits énergétiques en fonction de leur teneur en CO2. Il s'agit de financer la transition énergétique et de répartir ce qui aura été produit au  bénéfice des ménages et des entreprises par des baisses de prélèvements."* Car cette transition énergétique va coûter cher. François Hollande a cité le chiffre de 20 milliards d'investissements.

  • Fessenheim fermée d'ici fin 2016

Comme promis pendant la campagne de 2012, le nucléaire devra passer à 50% dans le mix énergétique de la France en 2025. La centrale alsacienne de Fessenheim sera fermée d'ici fin 2016.

  • baisse de la TVA sur la rénovation énergétique des logements à 5% en 2014

"Le taux de TVA sur les travaux d'isolation thermique passera à 5% en 2014  au lieu des 10% prévus. Cette mesure réduira la facture énergétique des ménages, première chose, et soutiendra l'activité du bâtiment " a affirmé François Hollande.

  • développement de "la voiture intelligente et décarbonée"

Le
président de la République veut l'accélération de l'installation des 
bornes de recharges pour les voitures électriques et hybrides.
L'objectif est que le pays "soit correctement équipé d'ici 2015 ", et que
25% des véhicules neufs commandés par les services de l'Etat soient
électriques ou hybrides.

  • Mobilisation de l'épargne pour la transition
    énergétique

"Tout ce qui est être un moyen de collecter de l'épargne à des
fins de soutenir la transition énergétique doit être encouragé"
a dit
François Hollande. Et il a demandé un réexamen des modes de soutien aux énergies renouvelables "pour que
chaque euro surla facture des consommateurs soit le plus efficace possible".

 

 

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