Le capitaine du Concordia reconnaît une (seule) erreur

(Reuters)

Auditionné par le juge italien chargé de l'enquête sur le naufrage de son paquebot, le capitaine du Concordia admet avoir "viré trop tard". Il maintient sa version face aux autres accusations, notamment son absence pendant l'évacuation.

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Pendant trois heures, il est resté sur ses positions. Entendu par le juge qui le poursuit pour homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire, le capitaine Schettino a seulement admis s'être "trompé quand il longeait la côte ". "Je naviguais
à vue parce que je connais bien ces fonds et j'avais fait cette manœuvre
trois ou quatre fois, mais cette fois j'ai viré trop
tard
".

"Cette manœuvre " c'est l'inchino , la révérence. Il aurait voulu saluer un ex-commandant résidant sur l'île du Giglio, en passant tout près. Mais il dément qu'il s'agissait d'une surprise : "Cet itinéraire avait été décidé dès le départ du navire de Civitavecchia ", la précédente escale.

"Je suis tombé dans une chaloupe de sauvetage"

Il nie aussi avoir paniqué et fui le navire. Il raconte être "tombé dans une chaloupe de sauvetag e" quand le bateau a chaviré sur son flanc. L'embarcation se serait décrochée tandis qu'il aidait des passagers à y prendre place. Impossible de remonter ensuite, selon lui, "car l'espace était obstrué".

La juge Valeria Montesarchio considère que le pacha du Concordia n'a fait "aucune tentative sérieuse " pour retourner "à proximité du navire ". Des témoignages versés au dossier indiquent que le capitaine est resté pendant des heures sur les rochers, à regarder les opérations de sauvetage. Francesco Schettino est assigné à résidence depuis la nuit dernière. La Justice estime qu'il n'y a "pas de risques de fuite ", mais veut éviter toute "dissimulation de preuves ".

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