La Terre pourrait compter un milliard d'espèces, dont 99% n'ont pas encore été découvertes

Selon une étude de l\'Université de l\'Indiana, publié lundi 2 mai, la Terre pourrait compter un milliards d\'espèces, dont la majorité est invisible à l\'œil nu. 
Selon une étude de l'Université de l'Indiana, publié lundi 2 mai, la Terre pourrait compter un milliards d'espèces, dont la majorité est invisible à l'œil nu.  (FREDERIC CIROU / ALTOPRESS / AFP)

La plupart de ces espèces sont invisibles à l'œil nu. 

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Le monde demeure un vaste mystère. Selon une étude menée par des biologistes de l'université de l'Indiana, aux Etats-Unis, il existe environ un milliard d'espèces sur Terre, dont 99% n'ont pas encore été découvertes. Ces estimations ont été publiées lundi 2 mai dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences et relayées par le site EurekAlert (lien en anglais). 

"Estimer le nombre d'espèces présentes sur Terre et l'un des plus grands défis de la biologie," a expliqué l'un des auteurs, le biologiste américain Jay T. Lennon. Grâce à une base de données recensant déjà 5,6 millions d'espèces et à des modèles écologiques permettant d'imaginer le développement de la biodiversité en fonction de paramètres précis, ces experts assurent être parvenus au chiffre le plus fiable jamais avancé. "Une estimation nouvelle et rigoureuse", a-t-il fait valoir. 

Nombre d'entre elles sont microscopiques

Comment peut-on passer à côté de tant d'espèces, encore inconnues ? Parce que l'immense majorité d'entre elles sont microscopiques, trop petite pour être observées à l'œil nu, explique l'étude. Pas plus grandes que des microbes. Ce sont les espèces microbiennes : "cette étude nous donne un aperçu de la diversité des microbes sur Terre", explique un spécialiste de la biodiversité à la Fondation nationale de science, cité par EureKalert. "Cela montre également tout ce qu'il nous reste à découvrir et à décrire." 

Or, rappelle le site, les spécialistes ont longtemps ignoré ces micro-organismes, parfois unicellulaires, dans leurs décomptes des espèces, quand d'autres s'appuyaient sur des données erronées, poursuit Jay T. Lennon.  "Avant le séquençage à haut-débit, les scientifiques étudiaient cette diversité sur la base de 100 individus, alors que nous savons qu'un gramme de terre peut contenir un milliard d'organismes (...)". Ainsi, les biologistes ont durement travaillé pour réaliser de nouveaux prélèvements et permettre, un jour, de connaître plus présisément l'ensemble des Terriens. 

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