La France et l'Afrique ont publié mardi un texte commun sur le climat avec des objectifs chiffrés

Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, à l\'Elysée le 15 décembre 2009.
Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, à l'Elysée le 15 décembre 2009. (AFP - Gérard Cerles)

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé cet appel lors d'un déjeûner à l'Elysée avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, coordonnateur de l'Afrique sur les questions de Copenhague."Nous sommes d'accord sur les chiffres de réduction, l'objectif étant d'obtenir que l'augmentation de la température ne soit pas supérieure aux 2 degrés"

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Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé cet appel lors d'un déjeûner à l'Elysée avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, coordonnateur de l'Afrique sur les questions de Copenhague.

"Nous sommes d'accord sur les chiffres de réduction, l'objectif étant d'obtenir que l'augmentation de la température ne soit pas supérieure aux 2 degrés"

"Nous sommes d'accord sur le fast start, les 10 milliards de dollars" par an pour aider les pays émergents, a précisé Nicolas Sarkozy.

"Un tel enjeu pour la planète est tellement important qu'une alliance entre l'Afrique et l'Europe est absolument cruciale, c'est le discours que je vais tenir avec M. Obama", a ajouté le chef de l'Etat français.

Les détails du texte commun
Dans leur "appel commun pour un "accord ambitieux à Copenhague", la France et l'Afrique demandent "une réduction de 50% des émissions globales de CO2 par rapport à 1990".

Ce chiffre est conforme à ce que recommande le Groupe intergouvernemental d'étude climatique (GIEC), ce qui avait été accepté par les pays industrialisés, réunis à L'Aquila (Italie) en juillet dernier.

Ils demandent également l'adoption d'un fonds "fast start", doté de 10 milliards de dollars par an, pour 2010, 2011 et 2012, afin de "financer les actions d'adaptation et d'atténuation, y compris la lutte contre la déforestation, principalement dans les pays pauvres et vulnérables".

A partir de 2013, "les financements disponibles devront être prévisibles et additionnels", c'est-à-dire qu'ils s'ajouteront à l'aide au développement. Paris et Addis-Abeba appellent, en particulier, à "la création d'une taxe sur les transactions financières internationales".

Enfin, la France et l'Afrique appellent à "une réforme ambitieuse de la gouvernance mondiale". Selon MM. Sarkozy et Meles Zenawi, "la conférence de Copenhague offre une occasion historique de lancer un processus conduisant à la mise en place d'un organisation mondiale de l'Environnement".

Une conférence téléphonique au sommet
Nicolas Sarkozy a également annoncé une conférence téléphonique mardi après-midi entre lui et le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour faire le point des négociations de Copenhague.

"Nous avons besoin du leadership des Etats-Unis", a déclaré Nicolas Sarkozy juste avant cette conférence téléphonique au sommet. "C'est le premier pays du monde", a-t-il ajouté. "Être le premier pays du monde ça donne des avantages et puis ça crée des contraintes. Un leader n'est pas un suiveur, il montre le chemin."

Le président français a ainsi souhaité que le président américain Barack Obama soutienne le financement précoce ("fast start") de l'aide à l'adaptation des pays en voie de développement au réchauffement climatique, sur lequel l'Europe s'est déjà engagée. "Souvent le président Obama a parlé de ses liens avec l'Afrique, c'est l'occasion de le montrer", a-t-il souligné.

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