La dernière décennie a été la plus chaude jamais mesurée

Un scientifique tente d\'identifier les facteurs entraînant la fonte de la banquise arctique, à 800 km du pôle Nord, le 3 septembre 2011.
Un scientifique tente d'identifier les facteurs entraînant la fonte de la banquise arctique, à 800 km du pôle Nord, le 3 septembre 2011. (STUART MCDILL / REUTERS)

En marge du sommet sur le climat de Durban, l'Organisation météorologique mondiale a mis en avant les derniers symptômes du réchauffement climatique.

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"Notre science est fiable et démontre sans ambiguïté que le climat mondial se réchauffe et que ce réchauffement est dû aux activités humaines", souligne Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM). En pleine conférence sur le climat de Durban, en Afrique du Sud, l'agence de l'ONU spécialiste des données météo a étayé mardi 29 novembre les craintes concernant l'accélération du réchauffement climatique. 

Sa déclaration annuelle sur l'état du climat, présentée simultanément à Genève (Suisse) et à Durban, met en avant plusieurs faits chiffrés.

• Treize années de chaleur record en quinze ans

Les treize années les plus chaudes qu'a connues la planète sont toutes concentrées sur les quinze dernières années, depuis 1997. La température moyenne de la dernière décennie (2002-2011), "supérieure de 0,46 °C à la moyenne à long terme", est ainsi la plus élevée jamais constatée, explique l'OMM.

L'année 2011 est à ce stade la "dixième plus chaude à l'échelle du globe" depuis le début des relevés en 1850.

• La banquise arctique fond

Du côté des pôles, la situation est alarmante. La banquise arctique a connu en 2011 sa deuxième plus faible étendue et son plus faible volume jamais observé. 

"La banquise arctique a atteint son minimal saisonnier le 9 septembre, avec une étendue de 4,33 millions de kilomètres carrés, soit 35 % de moins que la moyenne pour la période 1979-2000", précise l'OMM, même si cette étendue reste légèrement supérieure au minimum record observé en 2007.

• Des gaz à effet de serre de plus en plus concentrés

Lundi 21 novembre, l'OMM a également expliqué que la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre (GES), tenus pour responsables du réchauffement climatique, ne cessait de croître.

Dans son bulletin, l'OMM explique ainsi que le "forçage radiatif", qui mesure l'impact des GES sur le réchauffement, a augmenté de 29 % entre 1990 et 2010. Le dioxyde de carbone (CO2), principal GES en termes de quantité, contribue pour 80 % à cette hausse.

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