Gaz de schiste : après un séisme, le Royaume-Uni suspend la fracturation hydraulique

Le site où sont menées les expérimentations sur la fracturation hydraulique, à Blackpool, dans le nord-ouest de l\'Angleterre (Royaume-Uni), le 13 octobre 2018. 
Le site où sont menées les expérimentations sur la fracturation hydraulique, à Blackpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre (Royaume-Uni), le 13 octobre 2018.  (OLI SCARFF / AFP)

La décision a été prise après la publication d'un rapport du régulateur du secteur, qui a étudié l'activité sismique récente près d'un site où est pratiqué la fracturation hydraulique, dans le nord-ouest de l'Angleterre,

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Le Royaume-Uni met en pause ses travaux visant à développer l'exploitation du gaz de schiste. Samedi 2 novembre, le gouvernement britannique a annoncé un moratoire sur la fracturation hydraulique destinée à extraire ce gaz du sous-sol, cette méthode engendrant des risques de secousses sismiques. 

Après avoir consulté un rapport du régulateur du secteur ayant étudié l'activité sismique récente près d'un site où est pratiqué la fracturation hydraulique, dans le nord-ouest de l'Angleterre, "il est clair que nous ne pouvons pas exclure de nouvelles conséquences inacceptables pour la population locale", a déclaré dans un communiqué Andrea Leadsom, ministre chargée des Entreprises et de l'Energie, annonçant avoir "conclu que nous devrions instaurer un moratoire sur la fracturation hydraulique en Angleterre avec effet immédiat".

Le gouvernement conservateur du Premier ministre Boris Johnson avait par le passé indiqué son soutien pour l'industrie du pétrole et du gaz de schiste, alors qu'il entend réduire la dépendance du pays à l'égard des importations de gaz naturel qui est utilisé pour chauffer 80% des foyers britanniques. Mais la fracturation hydraulique est dénoncée par les environnementalistes qui la considèrent en contradiction avec l'engagement du Royaume-Uni de réduire à néant les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

Un tremblement de terre de magnitude 2,9

Cette décision, qui survient au début de la campagne électorale lancée par Boris Johnson en vue des élections anticipées du 12 décembre, a été prise après le compte-rendu d'un incident en août dernier sur un site contrôlé par le groupe d'énergie britannique Cuadrilla près de Blackpool, dans le nord de l'Angleterre, où un tremblement de terre de magnitude 2,9 a secoué des habitations.

Plusieurs centaines de manifestants ont été arrêtés ces dernières années pour avoir tenté de perturber les opérations de Cuadrilla dans le cadre d'un mouvement "anti-fracking" (anti-fracturation hydraulique). Les travaux exploratoires avait seulement repris l'an dernier après un moratoire de sept ans décidé à la suite de deux secousses sismiques.

Vous êtes à nouveau en ligne