En Centrafrique, 26 éléphants massacrés dans un site classé au patrimoine mondial

La clairière de Dzanga Bai, dans la réserve de Dzanga-Ndoki, en Centrafrique, le 27 janvier 2012.
La clairière de Dzanga Bai, dans la réserve de Dzanga-Ndoki, en Centrafrique, le 27 janvier 2012. (WWF-CANON / CARLOS DREWS)

Les carcasses des pachydermes ont été retrouvées par des habitants de la région après l'entrée, lundi, d'un groupe d'hommes en armes dans la réserve de Dzanga-Ndoki.

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Dans le parc de Dzanga-Ndoki, en Centrafrique, le "village des éléphants" désigne une large clairière où les grands pachydermes ont pour habitude de venir s'abreuver. Jeudi 9 mai, les villageois y ont compté 26 carcasses, selon le WWF : des éléphants tués par des braconniers, qui profitent de la guerre civile qui ravage le pays.

Les braconniers ont clamé faire partie de la Seleka

Selon l'organisation, qui oeuvre pour la préservation de la biodiversité, "17 individus armés de kalachnikov" sont entrés lundi sur ce site classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Les braconniers "se sont présentés comme faisant partie des forces du gouvernement de transition", formé par les rebelles de la Seleka, au pouvoir depuis six semaines, ajoute l'ONG. L'alerte a été donnée par le WWF dès mardi, en vain. Les hommes en armes ont massacré au moins 26 pachydermes, dont quatre éléphanteaux.

Les éléphants sont particulièrement chassés pour leur ivoire, un matériau très recherché, notamment en Asie. Alors qu'entre 50 et 200 individus viennent d'ordinaire s'abreuver au "village des éléphants", la WWF explique qu'aucun n'a été vu depuis l'arrivée des braconniers. L'organisation appelle "la communauté internationale à aider à rétablir la paix et l'ordre en République centrafricaine" et à aider "à préserver ce site unique du patrimoine mondial".

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