Ecotaxe menacée : les nouvelles solutions de Ségolène Royal

(Maxppp)

Les jours de l'écotaxe sont comptés. Après avoir annoncé une remise à plat du dispositif, la ministre de l'Ecologie a précisé ses intentions. Les pistes de Ségolène Royal passent par les camions en transit et les sociétés d'autoroute. Des décisions seront annoncées en juin, lorsque deux rapports parlementaires auront été remis.

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L'écotaxe n'est pas encore abandonnée
mais pourtant le dispositif n'a plus de nom. En tout cas pour la ministre, il n'est
plus question d'accoler les deux mots : écologie et taxe. La priorité de
Ségolène Royal n'est pas de trouver une nouvelle appellation, mais une source
de financement à hauteur de 800 millions d'euros. C'est le montant annuel que
devait rapporter l'écotaxe pour l'entretien des routes, le ferroviaire, le
fluvial et les transports en commun
.

La piste des camions en transit

La ministre de l'Ecologie a été entendue
ce mercredi, par la mission d'information de l'Assemblée nationale, chargée de
l'écotaxe. Ségolène Royal a fait sa démonstration à partir des camions en transit, qui traversent la France, en faisant le plein hors des frontières. 

"Les camions qui vont du nord au sud de la France,
en ayant pris leur essence en Belgique, qui ne paient pas la TIPP, qui n'auront
pas pris les autoroutes et qui auront engorgé les routes nationales, ne
paieraient rien. Il y a sans doute quelque chose à faire sur ce dispositif."

Cette hypothèse, par le biais d'une vignette et non
plus d'un passage au portique, concernerait moins de camions que l'écotaxe : près
de 500.000 de moins. Ségolène Royal a donc une autre idée de financement, elle passe
par les autoroutes que les poids-lourds emprunteraient.

Le bénéfice des autoroutes convoité

Aucune précision n'est
donnée pour le moment sur une éventuelle contrainte qui pousserait les camions vers les péages autoroutiers. Mais pour la ministre, le rapport financier serait intéressant :

"On augmentera le chiffre d'affaire des
autoroutes et nous serons en légitimité de récupérer d'en récupérer une partie pour
faire des travaux."

La ministre de l'Ecologie assure être en négociation avec les
sociétés autoroutières sur cette question. Et discuter aussi avecEcomouv' qui
pourrait réclamer une indemnité en cas d'abandon total du dispositif. Il est pour le moment suspendu. 

Ce qui
est certain, c'est que la décision définitive sera annoncée en juin, après les
élections européennes. Deux rapports seront alors connus : celui de l'Assemblée nationale le 15 mai et celui du Sénat le 27 mai. 

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