ONU Environnement compte mobiliser 100 milliards de dollars dans des projets durables d'ici à 2025

Satya Tripathi, le sous-secrétaire général et chef du bureau du Programme des Nations Unies pour l\'environnement
Satya Tripathi, le sous-secrétaire général et chef du bureau du Programme des Nations Unies pour l'environnement (NOEMIE BONNIN / RADIO FRANCE)

L'agence des Nations Unies ne tablait il y a un an que sur 10 milliards en provenance du secteur privé.  

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ONU Environnement, le Programme des Nations Unies pour l'environnement, revoit à la hausse les perspectives de financement des projets de développement durable dans les pays émergents. ONU Environnement tablait en 2017 sur 10 milliards de dollars d'ici à 2025, l'organisme estime désormais qu'il pourra mobiliser 100 milliards de dollars sur la même période, a confié à franceinfo Satya Tripathi, le sous-secrétaire général et chef du bureau du Programme des Nations Unies pour l'environnement, vendredi 11 janvier.

"Il y a un an, nous tablions sur 10 milliards de dollars d'ici à 2025. Mais en un an, nous avons déjà eu un projet de 350 millions de dollars en Indonésie, un projet de 2,3 milliards de dollars en Inde… Nous sommes quasiment à trois milliards. Si les bons partenariats sont mis en place, si les bons acteurs sont trouvés et aidés, je pense que nous pourrons arriver à 100 milliards de financements privés pour le bien de tous", explique Satya Tripathi.

"Le secteur privé doit intensifier son effort"

En décembre 2017, dans le cadre du One Planet Summit à Paris, ONU Environnement avait annoncé avec la banque BNP Paribas un accord pour apporter des capitaux privés aux projets durables dans des pays émergents. L'objectif était d'accompagner des projets à destination de petits exploitants, par exemple, notamment dans des domaines tels que l’accès aux énergies renouvelables, l’agrosylviculture, l'accès à l’eau et l’agriculture responsable, entre autres activités durables.

Le recours aux capitaux privés s'impose, selon Satya S. Tripathi. "Le plus souvent, on voit des financements privés pour des profits privés. Nous construisons un modèle où les financements privés génèrent, bien sûr, des profits, mais aussi un bénéfice pour la communauté et pour la planète. L'ONU est impartiale, nous ne faisons pas de profit et nous n'en ferons jamais. Nous déployons les ressources financières de contributeurs privés ou des Etats."

"Le financement public ne sera jamais suffisant, les Etats ne seront pas en mesure de contribuer à la hauteur pour résoudre les problèmes du monde, assure Satya Tripathi. Le PIB mondial est généré à 30% par le secteur public et à 70% par le secteur privé. Le secteur privé doit intensifier son effort. Et le rôle que peuvent jouer les banques et les institutions financières est énorme."

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