Climat : 2013, année des phénomènes extrêmes

(Romeo Ranoco Reuters)

L'année 2013 a été marquée par des phénomènes climatiques extrêmes, a annoncé ce mercredi l'Onu. Les mers n'ont jamais été aussi hautes et les tempêtes et autres cyclones se multiplient, comme en témoigne le récent typhon Haiyan aux Philippines. Selon les chiffres provisoires diffusés par l'Organisation météorologique mondiale, 2013 est en passe de devenir l'une des dix années les plus chaudes depuis le début des relevés modernes en 1850.

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Le cyclone Dumile à la Réunion en début d'année, Phailin en Inde en octobre, le typhon Haiyan aux Philippines ces derniers jours ou encore la tempête Christian en Angleterre et dans l'ouest de la France fin octobre... La liste des phénomènes climatiques extrêmes est longue pour l'année 2013. C'est le constat fait par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), alors que se tient à Varsovie la Conférence sur le changement climatique du 11 au 22 novembre.

Cette agence spécialisée de l'Onu, se basant sur des chiffres encore provisoire (les définitifs seront connus en mars 2014), s'inquiètent également du niveau des mers qui "a atteint un nouveau record en mars 2013 ", indiquent les experts. "Ce niveau s'est élevé à un rythme moyen de 3,2 millimètres par an (...) ce qui est proche du rythme d'environ 3 mm/an observé pendant la décennie 2001-2010 et correspond au double de celui enregistré au XXe siècle, qui est de 1,6 mm/an ", avertissent-ils.

2013, année la plus chaude

Autre constat, les neuf premiers mois de l'année se situent, à égalité avec 2003, au septième rang des plus chauds à ce jour. La plupart des régions ont connu des températures supérieures à la moyenne, en particulier l'Australie, le nord de l'Amérique du Nord, le nord-est de l'Amérique du Sud, l'Afrique du Nord et une grande partie de l'Eurasie. La période janvier-septembre 2013 a été plus chaude que celle correspondante de 2011 et de 2012, où le phénomène climatique La Niña avait provoqué un refroidissement.

D'après le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud, "le niveau de la mer va continuer de s'élever en raison de la fonte des calottes glaciaires et des glaciers. Plus de 90 % de la chaleur supplémentaire issue des gaz à effet de serre est absorbée par les océans, qui vont continuer de se réchauffer et de se dilater pendant des centaines d'années ".

Un avenir plus chaud et plus dangereux

Or "la teneur mondiale de l'atmosphère en dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre a atteint de nouveaux sommets en 2012 et nous nous attendons à ce qu'elle atteigne des niveaux sans précédent à nouveau en 2013. Cela signifie que nous sommes voués à un avenir plus chaud ", souligne-t-il. Un avenir plus chaud, et plus dangereux pour les populations.

"Même si l'on ne peut pas attribuer directement les cyclones tropicaux au changement climatique, l'élévation du niveau de la mer rend déjà les populations côtières plus vulnérables aux ondes de tempête, ce qui a eu des conséquences tragiques dans le cas des Philippines ", explique Michel Jarraud, faisant référence au typhon Haiyan.

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Durant les onze jours de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui se tient en Pologne, 190 Etats vont poursuivre leurs négociations. Elles sont censées déboucher en 2015 à Paris sur un accord global pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement du globe.

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