Cinq centrales nucléaires ont de nouveau été survolées par des drones

Une photo de drone prise le 9 septembre 2014, à Pessac (Gironde). 
Une photo de drone prise le 9 septembre 2014, à Pessac (Gironde).  (JEAN PIERRE MULLER / AFP)

Les centrales de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) ont chacune été survolées dans la soirée.

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Un nouveau survol de drones inquiétant s'est produit au-dessus des centrales nucléaires françaises, vendredi 31 octobre au soir, entre 19 heures et minuit, selon des sources proches du dossier. Les centrales de Penly (Seine-Maritime), Flamanville (Manche), Saint-Laurent-des-eaux (Loir-et-Cher), Dampierre-en-Burly (Loiret) et Fessenheim (Haut-Rhin) ont chacune été approchées par des drones dans la soirée.

Jeudi soir déjà, Penly ainsi qu'une autre centrale en Tarn-et-Garonne avaient été survolées vers 21 heures par des drones qui n'avaient pas été neutralisés "car ils ne représentaient pas de menace directe" pour la sécurité des installations, avait assuré un porte-parole de la gendarmerie.

12 centrales survolées en octobre

EDF avait affirmé dans la semaine prévoir de porter plainte pour chacun de ces survols. Sept centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d'octobre, des incidents "sans conséquences" selon EDF, mais qui ont soulevé à nouveau la question de la sécurité des sites liés à l'atome.

Le ministère de l'Intérieur a estimé jeudi que ces survols, "tous détectés", ne représentaient "aucun danger pour la sécurité des installations survolées, qui sont censées résister à des secousses sismiques de forte magnitude ou à des crashs d'avions de ligne".

Un délit passible d'un an de prison

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1 000 mètres d'altitude autour des sites. Il est passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

Sollicités par l'AFP, le ministère de l'Intérieur et la gendarmerie nationale n'ont pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat. EDF, également interrogé, n'a pas souhaité confirmer cette information.

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