VIDEO. 28 jours dans les profondeurs de la Méditerranée, Laurent Ballesta raconte

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Laurent Ballesta et trois autres plongeurs ont passé 28 jours à plus de 100 mètres de profondeur, dans la Méditerranée. Il raconte cette expérience extraordinaire.

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De Marseille à Monaco, en passant par Saint-Tropez, c'est grâce à un système de plongée emprunté à l'industrie pétrolière que l'équipe de l'expédition Gombessa 5 a pu réaliser cette exploration inédite. "Je ne suis qu'à Marseille, qu'à Monaco ou à Nice et pourtant je suis dans une espèce de paradis sauvage", lance le photographe naturaliste Laurent Ballesta.

Des conditons de vie rudimentaires

Lors de ces 28 jours, les quatre plongeurs vivaient dans une station pressurisée - baptisée "la station bathyal" par Laurent Ballesta - de 5 mètres carrés. L'espace comprend une table, un sas pour faire passer de la nourriture. "Et puis après, il y a un petit module sanitaire : toilettes, douche… C'est le vestiaire aussi", développe Laurent Ballesta. C'est précisément ici que les plongeurs vont se préparer avant de plonger en passant par un troisième module, mobile et qui va descendre jusqu'à la profondeur de travail.

Des moments privilégiés avec la faune marine

"Presque chaque jour, je photographiais des créatures qui n'avaient jamais été illustrées vivantes."

Dans ces moments de communion avec la nature, Laurent Ballesta se souvient d'un paradoxe perturbant : pendant cette immersion mêlant rencontres avec des animaux rares et solitude dans une Méditerranée peu connue et isolée, d'autres la perçoivent, au même instant, comme une simple cour de récréation. "J'ai le droit à un petit moment de nature sauvage comme ça et à quelques centaines de mètres de là, il y a des gars qui font les fous en jet-ski en surface", constate Laurent Ballesta.

Une Méditerranée fatiguée

Mais derrière la fascination, il y a l'inquiétude. "Mon témoignage sur l'état de la Méditerranée n'est pas objectif", explique le photographe naturiste avant d'ajouter : "C'est le témoignage d'un amoureux de la Méditerranée qui la voit plus belle qu'elle n'est et qui vous la montre plus belle qu'elle n'est."

Dans les tréfonds de la mer, Laurent Ballesta a rencontré des petits îlots de résistances, "des petits jardins secrets ici et là", des sortes d'écosystèmes complètement à part. Mais cela n'enlève rien à la (triste) réalité : pollution chimique, macro-déchets plastique, surpêche, nuisances sonores, réchauffement de l'eau… La mer Méditerranée est malade.

Pleinement conscient de cela, Laurent Ballesta a souhaité, à travers son expédition, prendre le parti de montrer les belles choses que cette mer offre. "La Méditerranée va mal mais elle n'est pas morte", conclut-t-il. 

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