Ruches en ville : une "fausse" bonne idée ?

France 2

Pour sauver les abeilles, des centaines de ruches ont été installées sur le toit des immeubles ou des jardins publics dans les grandes villes. Mais, on s'aperçoit aujourd'hui que ces abeilles nuiraient à la biodiversité.

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Et si les ruches en ville nuisaient à la biodiversité ? Ces dernières années, les toits de Paris se sont couverts de ruches. En 2013, il y avait 300 ruches répertoriées. Cette année, il y en a plus de 2 000. Des ruches peuplées d'abeilles domestiques, qui chassent les abeilles sauvages. D'après des chercheurs de l'université Paris 7 Diderot, dans un rayon de 500 mètres, si les ruches d'abeilles domestiques se multiplient, la présence d'abeilles sauvages diminue de moitié.

Metz interdit l'installation de nouvelles ruches en ville

Les abeilles sauvages sont indispensables pour polliniser certaines plantes. "On observe que le rendement de très nombreuses espèces de plantes cultivées va être dépendant de la diversité des pollinisateurs. Si vous avez des tomates ou des poivrons sur votre balcon, vous n'aurez pas de rendement sans abeilles sauvages, car les abeilles domestiques ne sont pas capables de butiner ce type de fleurs", analyse Isabelle Dajoz, professeure d'écologie à l'université Paris 7 Diderot. La ville de Metz (Moselle) avait détecté la menace dès 2015. Désormais, toute nouvelle installation est interdite dans la ville.

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