"Le combat contre le réchauffement climatique est un combat d'aujourd'hui" : Macron détaille son ambition écologique dans une interview au "Dauphiné libéré"

Le président Emmanuel Macron à l\'université de Cracovie, en Pologne, le 4 février 2020.
Le président Emmanuel Macron à l'université de Cracovie, en Pologne, le 4 février 2020. (BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / AFP)

"Le conseil de défense écologique va augmenter les aires protégées pour couvrir 30% de notre territoire par des classements en réserves naturelles, en parcs nationaux, en parcs naturels régionaux", a par exemple annoncé Emmanuel Macron.

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En pleine préparation des municipales, Emmanuel Macron fait campagne pour son tournant vert. Avec un Conseil de défense écologique mercredi 12 février, puis une excursion jeudi sur le glacier de la mer de Glace, le président veut marquer les esprits pour annoncer des mesures en faveur de l'écologie et de la biodiversité, enjeux des prochaines échéances électorales.

"Ce que l'on pensait éternel ne l'est pas. (...) Le combat contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité est un combat d'aujourd’hui", a martelé Emmanuel Macron dans une interview parue mercredi dans Le Dauphiné libéré.

"Une part de responsabilité" sur les "gilets jaunes"

Parmi les mesures annoncées, le Mont-Blanc, qui culmine à 4 809 mètres, sera davantage protégé par l'entrée en vigueur d'un arrêté préfectoral de protection naturelle, qui renforcera les règles sur la fréquentation, notamment l'été, a indiqué le chef de l'Etat.

"Le conseil de défense écologique va augmenter les aires protégées pour couvrir 30% de notre territoire par des classements en réserves naturelles, en parcs nationaux, en parcs naturels régionaux", a aussi confirmé Emmanuel Macron. Il avait déjà fait part de cette volonté en mai 2019. Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique et solidaire, ces zones, tout statut confondus, couvrent aujourd'hui 29,5% des terres et 23,5% des eaux françaises.

Sur le financement de ces nouvelles mesures, le président n'est pas opposé à une "composante fiscale" mais seulement si elle s'accompagne de "mécanismes d’accompagnement". "Je prends ma part de responsabilité sur ce qui s'est passé avec les gilets jaunes. Dire qu'ils sont contre le changement et la transition énergétique n'est pas vrai. C'est parce qu'on a mal expliqué et qu'on a mal accompagné les mesures auprès de Français qui se sont sentis pris au piège", a-t-il justifié, en référence au mouvement qui avait démarré après l'augmentation des taxes sur le carburant.

Il existe un "droit au blasphème"

Répondant aux critiques sur la lenteur du virage écologique, le président a par exemple estimé qu'il fallait se donner le temps de trouver "un produit de substitution" à l'emballage plastique, interdit à partir de 2040. "Si en cinq ans, on sortait de tout le plastique à usage unique, la question serait : par quoi le remplacer ? Le risque étant de le remplacer par des produits dont le bilan carbone est moins bon".

Enfin, Emmanuel Macron est aussi revenu sur l'affaire Mila, du nom de cette adolescente menacée de mort après avoir critiqué l'islam sur instagram. Estimant que "les enfants" devaient "être mieux protégés" du "harcèlement en ligne", il a également rappelé qu'il existait un "droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions". "Ce qui est interdit, c'est l'appel à la haine, l'atteinte à la dignité. Je ne céderai pas là-dessus", a-t-il conclu.

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