Giec de la biodiversité : dans la réserve naturelle de la Massone, des trésors à l’état sauvage

Une cistude d\'Europe (illustration).
Une cistude d'Europe (illustration). (ARTERRA / UNIVERSAL IMAGES GROUP EDITORIAL / GETTY IMAGES)

Dans la réserve naturelle de la Massonne, en Charente-Maritime, des espèces protégées contribuent à garder un écosystème de qualité, et rend service aux hommes.

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Quelle est l'état de notre biodiversité ? Pourquoi s'effondre-t-elle a rythme effréné, et comment y remédier ? C'est sur ces questions que les scientifiques et les représentants de 132 pays vont se pencher, durant le Giec de la biodiversité, à partir de lundi 29 avril à l'Unesco à Paris. Les scientifiques devront se mettre d'accord pour établir un constat clair et mesurer les services rendus par la nature, comme ceux de la réserve naturelle de la Massone (Charente-Maritime). 

"On est sur de bonnes prairies !"

Parmi les espèces de la réserve, la cistude d'Europe, cette tortue des marais, est longuement observée par le conservateur de la réserve, Thomas Dupéron : "Cette petite tortue aquatique sort de l’eau pour venir pondre sur les coteaux, sur un sol légèrement sabloneux", décrit-il. Pour le naturaliste, la présence de cette espèce protégée est une bonne nouvelle.

Le fait qu’on arrive à conserver certaines espèces, c’est aussi une preuve d’une bonne qualité de l’écosystème, d’une bonne qualité de l’eau, de l’air et des sols. On est sur de bonnes prairies !Thomas Dupéronà franceinfo

Une biodiversité riche est plus avantageuse pour les hommes, notamment pour faire de l'élevage. Par exemple, la réserve travaille avec un éleveur de vaches de race maraîchine, "une vache d’une race traditionnelle du marais", explique Sandra Laborde, chargée de mission sur la réserve pour l'association Nature Environnement 17. "On a fait le choix d’un pâturage de vaches maraîchines pour s’inscrire dans la tradition de l’entretien des marais. On peut dire que ça nous donne à boire et à manger", affirme-t-elle.

Rempart à la montée des eaux

Cette zone humide d'une centaine d'hectares joue le rôle d'éponge en cas d'inondations ou de sécheresse et sert de rempart à la montée du niveau de la mer. Une balade qui fait du bien aux visiteurs : "Une fois, j’ai une dame qui m’a dit ‘Mais votre balade ça vaut dix séances de yoga !'", sourit Sandra Laborde.

Finalement, la présence d'espèces sauvages n'est pas toujours nuisible, surtout quand elles permettent de bloquer la propagation de maladies pour qu'elles n'infectent pas les hommes. Aujourd'hui encore, les scientifiques découvrent les nouveaux avantages de ces réserves naturelles, qui pourtant ne représentent que 2% de notre territoire.

Reportage Anne-Laure Barral
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