Chasse à la glu : la Ligue de protection des oiseaux saisit la Commission européenne contre la France

Les merles font partie des oiseaux chassés avec de la glu. (Photo d\'illustration) 
Les merles font partie des oiseaux chassés avec de la glu. (Photo d'illustration)  (OSCAR DIEZ MARTINEZ / BIOSPHOTO)

Le Conseil d'Etat avait rejeté, le 28 décembre, le recours des défenseurs des oiseaux contre cette méthode de chasse. 

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Ils ne renoncent pas et se disent "plus déterminés que jamais". La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a annoncé, jeudi 3 janvier, une plainte contre la France devant la Commission européenne, après le rejet par le Conseil d'Etat d'une demande d'interdiction de la chasse à la glu. Cette chasse "traditionnelle" consiste à capturer des oiseaux à l'aide de tiges en bois enduites de colle et posées sur des arbres ou buissons.

Une directive européenne de 2009 interdit les "méthodes de capture ou de mise à mort massive ou non sélective" d'oiseaux, notamment la chasse à la glu, mais prévoit des dérogations quand "il n'existe pas d'autre méthode satisfaisante".

"Plus ils se débattent, plus ils s'encollent le plumage"

La France autorise ainsi dans cinq départements (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse) l'utilisation des "gluaux" pour la capture "sélective" des grives et des merles noirs "en petites quantités", et "puisqu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante". Et le Conseil d'Etat, dans une décision rendue le 28 décembre, a rejeté les demandes d'abrogation de cet arrêté déposées notamment par la LPO, estimant notamment que la réglementation prévoit "un régime d'autorisation et de contrôle rigoureux".

Les défenseurs des oiseaux dénoncent, eux, une méthode "cruelle". "Les oiseaux se débattent, et plus ils se débattent plus ils s'encollent le plumage", décrit à l'AFP le directeur général de la LPO Yves Verilhac, expliquant que les oiseaux sont ensuite décollés, gardés vivants avant d'être ultérieurement placés dans des cages afin d'attirer, par leur chant, leurs congénères alors tirés au fusil.

L'association nationale de défense des chasses traditionnelles à la grive, saluant la décision du Conseil d'Etat, a de son côté dénoncé sur son site internet des "campagnes de dénigrement infondées" de la part d'"Ayatollahs, apôtres de la pensée unique".

Vous êtes à nouveau en ligne