Mort de Rémi Fraisse : "Lorsque vous êtes ministre de l'Intérieur et qu'un jeune militant meurt dans une manifestation, c'est un échec", avoue Bernard Cazeneuve

France Inter

L'ancien ministre de l'Intérieur avoue également sur France Inter avoir fait à l'époque une "erreur de communication". 

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"Lorsque vous êtes en charge du maintien de l'ordre, que vous êtes ministre de l'Intérieur et qu'un jeune militant meurt dans une manifestation, c'est un échec", a déclaré mercredi 9 octobre sur France Inter Bernard Cazeneuve, à propos de la mort de Rémi Fraisse en 2014. Le militant écologiste avait été tué par une grenade tirée par un gendarme sur le site du barrage de Sivens, dans le Tarn.

Pas de "manoeuvre de diversion"

Dans son livre "À l’épreuve de la violence", Bernard Cazeneuve revient sur la mort du jeune homme : "C'est une tragédie pour le jeune garçon, pour son entourage, pour les militants écologistes, mais pour un ministre de l'Intérieur qui a vu monter les tensions, qui a donné des instructions pour qu'on n'arrive pas à cette tragédie qu'il a sentie venir et qu'il n'a pas réussi à l'éviter, oui c'est un échec".

Lorsque cette tragédie se produit, je suis dans la pensée d'abord des parents de Rémi Fraisse

Bernard Cazeneuve

à France Inter

"Mon sentiment, c'est que les paroles de compassion, si on ne dit pas la vérité à une famille qui a subi un tel drame, un tel chagrin, peuvent apparaître comme une manoeuvre de diversion, et je ne voulais pas laisser à penser ça", affirme l'ancien Premier ministre, qui pensait que la vérité sur sa mort "viendrait très vite". "J'avais des informations contradictoires, j'espérais que très vite le procureur donnerait des éléments et qu'à ce moment-là, dans la journée, je pourrais m'exprimer. Ces éléments ne sont pas venus", raconte Bernard Cazeneuve.

L'ancien ministre de l'Intérieur avoue avoir fait une erreur de communication   "À ce moment-là, j'aurais dû commencer par dire ce que j'éprouvais comme ministre de l'Intérieur en indiquant que la vérité viendrait ensuite".

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