Mort de Rémi Fraisse : la police évacue le campement écolo du centre-ville de Rouen

Devant le palais de justice de Rouen, des militants écologistes campaient depuis le 4 novembre 2014. Ils ont été évacués le 7.
Devant le palais de justice de Rouen, des militants écologistes campaient depuis le 4 novembre 2014. Ils ont été évacués le 7. (RICHARD PLUMET / FRANCE 3 HAUTE-NORMANDIE / FRANCETV INO)

Des manifestants avaient installé depuis mardi des baraquements devant le palais de justice en soutien au jeune homme militant tué à Sivens.

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Ils savaient qu'ils finiraient par être délogés. Les forces de l'ordre ont évacué, vendredi 7 novembre, vers 4h30, le campement qu'une centaine de militants écologistes avaient installé depuis mardi soir, dans le centre de Rouen, à la mémoire de Rémi Fraisse. Les protestataires avaient érigé rapidement leur ZAD urbaine (pour "zone à défendre") à l'issue d'un rassemblement à Rouen, à la mémoire du jeune botaniste, tué par l'explosion d'une grenade lancée par un gendarme le 26 octobre, lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens, dans le Tarn.

Les policiers, venus à bord de plus d'une vingtaine de cars de CRS, ont poussé les occupants hors du camp et commencé à le démanteler, en faisant usage de gaz lacrymogènes. Ils appliquaient une ordonnance en référé d'évacuation à la demande de la mairie socialiste de Rouen, rendu la veille par le président du tribunal de grande instance de la ville. L'opération s'est déroulée très rapidement, les manifestants n'opposant pas de résistance.

Le campement comprenait une douzaine de tentes, une cabane et des stands construits avec des palettes et du carton, et un "salon de discussion" avec canapés. Bien visibles, ils invitaient la population à engager le dialogue sur les "violences policières", servaient des boissons chaudes et proposaient un peu de nourriture. "Nous ne revendiquons rien : c'est la possibilité même de lutter et d'envisager d'autres futurs qui est en jeu", proclamaient leurs tracts.

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